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👑 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #ALIENORDAQUITAINE 🛡#REINE ⚜️ #INSOUMISE ⚡️#FEMMEDEPOUVOIR 
Aliénor d'Aquitaine semble exercer une étrange fascination sur Clara Dupont-Monod, qui lui a déjà consacré son précédent roman. L'auteure a su saisir la dimension romanesque d'un destin de femme hors du commun. Reine insoumise et féministe avant l'heure, son règne fut marqué par la transgression de tous les codes de la société médiévale, sur laquelle elle exerça une influence considérable. Elle fut deux fois reine, divorça de Louis VII pour convoler deux mois plus tard avec le futur roi d'Angleterre. De dix ans son cadet. Durant ce court laps de temps, elle échappa à deux tentatives d'enlèvement. Puisque à la tête d'un territoire plus vaste que le royaume de France, elle ne manquait pas d'attiser toutes les convoitises. La révolte raconte à travers les yeux de son fils adoré, Richard Coeur de Lion, un épisode épique de son règne. Devenue reine d'Angleterre et mère de huit enfants en seulement treize ans, elle réalise que le contrat scellé le jour de son mariage est caduque. Le Plantagenêt a fait main basse sur l'Aquitaine. Elle, pour qui les mots ont valeur de promesse, a le sentiment d'avoir été trahie et humiliée. Dépossédée d'une terre qui lui revient, elle est piquée au vif. La colère gronde en elle. Le Plantagenêt commet l'erreur de négliger son orgueil blessé. Et pourtant il n'y a pas pire qu'une femme bafouée. Surtout quand celle-ci est dotée d'une poigne de fer. En coulisse, elle prépare sa vengeance. Elle ourdit un complot, exécuté par ses fils et dont elle est le cerveau, en bénéficiant du soutien de son ex-mari. Douce ironie. Le roman s'ouvre sur cette scène, Aliénor convoque ses fils et leur ordonne de renverser leur père. Fine tacticienne, elle maîtrise l'art de la guerre. Elle est un personnage idéal de roman, une femme de pouvoir pourvue d'un esprit guerrier qui a su s'imposer à une époque où les hommes dominaient. D'une liberté absolue, elle se soustrait à toute forme d'autorité. Bien qu'il lui manque le souffle épique des grands romans, La révolte n'en est pas moins passionnant.
◾️
@editionsstock #claradupontmonod #larevolte
👑 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #ALIENORDAQUITAINE  🛡#REINE  ⚜️ #INSOUMISE  ⚡️#FEMMEDEPOUVOIR  Aliénor d'Aquitaine semble exercer une étrange fascination sur Clara Dupont-Monod, qui lui a déjà consacré son précédent roman. L'auteure a su saisir la dimension romanesque d'un destin de femme hors du commun. Reine insoumise et féministe avant l'heure, son règne fut marqué par la transgression de tous les codes de la société médiévale, sur laquelle elle exerça une influence considérable. Elle fut deux fois reine, divorça de Louis VII pour convoler deux mois plus tard avec le futur roi d'Angleterre. De dix ans son cadet. Durant ce court laps de temps, elle échappa à deux tentatives d'enlèvement. Puisque à la tête d'un territoire plus vaste que le royaume de France, elle ne manquait pas d'attiser toutes les convoitises. La révolte raconte à travers les yeux de son fils adoré, Richard Coeur de Lion, un épisode épique de son règne. Devenue reine d'Angleterre et mère de huit enfants en seulement treize ans, elle réalise que le contrat scellé le jour de son mariage est caduque. Le Plantagenêt a fait main basse sur l'Aquitaine. Elle, pour qui les mots ont valeur de promesse, a le sentiment d'avoir été trahie et humiliée. Dépossédée d'une terre qui lui revient, elle est piquée au vif. La colère gronde en elle. Le Plantagenêt commet l'erreur de négliger son orgueil blessé. Et pourtant il n'y a pas pire qu'une femme bafouée. Surtout quand celle-ci est dotée d'une poigne de fer. En coulisse, elle prépare sa vengeance. Elle ourdit un complot, exécuté par ses fils et dont elle est le cerveau, en bénéficiant du soutien de son ex-mari. Douce ironie. Le roman s'ouvre sur cette scène, Aliénor convoque ses fils et leur ordonne de renverser leur père. Fine tacticienne, elle maîtrise l'art de la guerre. Elle est un personnage idéal de roman, une femme de pouvoir pourvue d'un esprit guerrier qui a su s'imposer à une époque où les hommes dominaient. D'une liberté absolue, elle se soustrait à toute forme d'autorité. Bien qu'il lui manque le souffle épique des grands romans, La révolte n'en est pas moins passionnant. ◾️ @editionsstock #claradupontmonod  #larevolte 
🥂 R EN T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #SATIRE #ARISTO #VERSAILLES 🏰 #HEDONISME  #AMBITION 
Portrait grinçant de l'aristocratie versaillaise, Les belles ambitieuses est un roman délicieux. Une petite friandise, qui passé les premiers instants révèle un parfum acidulé qui vous pique le nez. Sous des airs faussement légers, Stéphane Hoffmann se plaît à épingler tout ce que la bonne société compte d’opportunistes et d'ambitieux. Tout droit sorti du sérail, Amblard Blamont-Chauvry fait figure d'exception puisqu'il n'entend pas suivre la route qui lui a été tracée depuis qu'il est né. Il a beau être polytechnicien et énarque, sa vie il la conçoit autrement qu'à se tenir le doigt en l'air en espérant sentir le vent tourné en vue d'être bien placé sur l'échiquier pour ne surtout pas manquer une belle opportunité. À tous ces agités prêts à tout pour se hisser au sommet de l'État, il oppose une douce léthargie. La perspective de profiter des avantages que lui octroie sa naissance semble bien plus alléchante pour cet hédoniste de nature qui se dédie à une vie de plaisirs et d'oisiveté. Et pourtant, ironie du sort, il se retrouve affublé, cinq mois seulement après l'avoir rencontrée, d'une épouse dont les dents rayent le parquet. De ce couple mal assorti, l’auteur tire une satire à peine dissimulée de notre société. Égratignant au passage l'élitisme poussiéreux à la française. L'auteur se délecte à observer la stérilité déconcertante des diners mondains, où les tirades enflammées de ceux qui les meublent ne servent que les intérêts particuliers de ceux qui les prononcent. Au ballet des affamés, notre anti-héros se contente d'assister en qualité d'invité, amusé de constater que ses anciens camarades dépensent une énergie folle là où lui se contente de se laisser porter. Amblard a choisi son camp. Quitte pour cela à être persona non grata. Stéphane Hoffmann par le biais de cet anti-héros pose la question du bonheur. Habitué à déplacer le cursus de ses exigences, l'homme le place constamment hors de portée. Ne serait-il pas plus judicieux de se libérer de cette condition d’être éternellement insatisfait ?
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@editionsalbinmichel #stephanehoffmann #lesbellesambitieuses
🥂 R EN T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #SATIRE  #ARISTO  #VERSAILLES  🏰 #HEDONISME  #AMBITION  Portrait grinçant de l'aristocratie versaillaise, Les belles ambitieuses est un roman délicieux. Une petite friandise, qui passé les premiers instants révèle un parfum acidulé qui vous pique le nez. Sous des airs faussement légers, Stéphane Hoffmann se plaît à épingler tout ce que la bonne société compte d’opportunistes et d'ambitieux. Tout droit sorti du sérail, Amblard Blamont-Chauvry fait figure d'exception puisqu'il n'entend pas suivre la route qui lui a été tracée depuis qu'il est né. Il a beau être polytechnicien et énarque, sa vie il la conçoit autrement qu'à se tenir le doigt en l'air en espérant sentir le vent tourné en vue d'être bien placé sur l'échiquier pour ne surtout pas manquer une belle opportunité. À tous ces agités prêts à tout pour se hisser au sommet de l'État, il oppose une douce léthargie. La perspective de profiter des avantages que lui octroie sa naissance semble bien plus alléchante pour cet hédoniste de nature qui se dédie à une vie de plaisirs et d'oisiveté. Et pourtant, ironie du sort, il se retrouve affublé, cinq mois seulement après l'avoir rencontrée, d'une épouse dont les dents rayent le parquet. De ce couple mal assorti, l’auteur tire une satire à peine dissimulée de notre société. Égratignant au passage l'élitisme poussiéreux à la française. L'auteur se délecte à observer la stérilité déconcertante des diners mondains, où les tirades enflammées de ceux qui les meublent ne servent que les intérêts particuliers de ceux qui les prononcent. Au ballet des affamés, notre anti-héros se contente d'assister en qualité d'invité, amusé de constater que ses anciens camarades dépensent une énergie folle là où lui se contente de se laisser porter. Amblard a choisi son camp. Quitte pour cela à être persona non grata. Stéphane Hoffmann par le biais de cet anti-héros pose la question du bonheur. Habitué à déplacer le cursus de ses exigences, l'homme le place constamment hors de portée. Ne serait-il pas plus judicieux de se libérer de cette condition d’être éternellement insatisfait ? ◾️ @editionsalbinmichel #stephanehoffmann  #lesbellesambitieuses 
🥃 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #COUPDECOEURLITTERAIRE #PREMIERAMOUR #MASTERPIECE
«Préféreriez-vous aimer davantage, et souffrir davantage ; ou aimer moins, et moins souffrir ?» C'est à cette question faussement ouverte, puisque suggérant d'être capable de faire preuve de discernement en amour, placée en exergue du roman, que Julian Barnes tente de répondre. Paul a dix-neuf, Susan quarante-huit, un mari et deux enfants, lorsqu'ils se rencontrent au club de tennis. Entre eux, l'amour s'impose d'emblée. Leur valant d'être exclus du club pour comportement indécent, avec ce flegme si anglais et cette désapprobation délicieusement tue accompagnant la résolution d'une situation jugée moralement malséante. Le bannissement de l’établissement équivaut à une forme d’exclusion sociale. Les deux amants partent pour Londres. Paul est empli de fierté à l'idée d'avoir su s'affranchir des codes étriqués de la société. Il est galvanisé et aveuglé par cet amour transgressif capable de triompher des obstacles se présentant. Jusqu'au jour où il découvre que Susan lui cache un secret. Elle est alcoolique. Julian Barnes déploie des trésors de sagacité dans sa manière de retranscrire un premier amour. Du sentiment d'élection aux affres de la désillusion. Il fait se confronter l'absolu au principe de réalité. Parvenu au terme de sa vie, Paul porte un regard d'une extrême lucidité sur ses jeunes années à l'aune de son expérience et du temps écoulé. Il remonte le fil de son histoire nous dévoilant la lente mutation d'un amour éclatant en une lente agonie. La perte de l'être aimé dont l'existence se dissout progressivement dans les effluves d'alcool, brouillant jusqu'aux liens les unissant. L'issue inéluctable qu’il se refuse à envisager puisque témoignant de son incapacité à sauver celle qu’il aime. Julian Barnes est un portraitiste de génie, qui avec une élégance folle ausculte l'éclosion des sentiments jusqu'à leur lent délitement. Interrogeant la capacité de chacun à résister au poids du passé, ainsi que le pouvoir de l'amour de nous en libérer, empêchant l'étau de se resserrer. Julian Barnes signe un très grand roman.
◾️
@mercuredefrance #julianbarnes #laseulehistoire
🥃 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #COUPDECOEURLITTERAIRE  #PREMIERAMOUR  #MASTERPIECE  «Préféreriez-vous aimer davantage, et souffrir davantage ; ou aimer moins, et moins souffrir ?» C'est à cette question faussement ouverte, puisque suggérant d'être capable de faire preuve de discernement en amour, placée en exergue du roman, que Julian Barnes tente de répondre. Paul a dix-neuf, Susan quarante-huit, un mari et deux enfants, lorsqu'ils se rencontrent au club de tennis. Entre eux, l'amour s'impose d'emblée. Leur valant d'être exclus du club pour comportement indécent, avec ce flegme si anglais et cette désapprobation délicieusement tue accompagnant la résolution d'une situation jugée moralement malséante. Le bannissement de l’établissement équivaut à une forme d’exclusion sociale. Les deux amants partent pour Londres. Paul est empli de fierté à l'idée d'avoir su s'affranchir des codes étriqués de la société. Il est galvanisé et aveuglé par cet amour transgressif capable de triompher des obstacles se présentant. Jusqu'au jour où il découvre que Susan lui cache un secret. Elle est alcoolique. Julian Barnes déploie des trésors de sagacité dans sa manière de retranscrire un premier amour. Du sentiment d'élection aux affres de la désillusion. Il fait se confronter l'absolu au principe de réalité. Parvenu au terme de sa vie, Paul porte un regard d'une extrême lucidité sur ses jeunes années à l'aune de son expérience et du temps écoulé. Il remonte le fil de son histoire nous dévoilant la lente mutation d'un amour éclatant en une lente agonie. La perte de l'être aimé dont l'existence se dissout progressivement dans les effluves d'alcool, brouillant jusqu'aux liens les unissant. L'issue inéluctable qu’il se refuse à envisager puisque témoignant de son incapacité à sauver celle qu’il aime. Julian Barnes est un portraitiste de génie, qui avec une élégance folle ausculte l'éclosion des sentiments jusqu'à leur lent délitement. Interrogeant la capacité de chacun à résister au poids du passé, ainsi que le pouvoir de l'amour de nous en libérer, empêchant l'étau de se resserrer. Julian Barnes signe un très grand roman. ◾️ @mercuredefrance #julianbarnes  #laseulehistoire 
📸 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #PHOTOGRAPHIE #CAMERA #TRUTHOFLIFE #GUERRE 💥 #MORT
Jérôme Ferrari, lauréat du Prix littéraire Le Monde 2018 avec À son image, fait de la photographie de guerre le sujet de son dernier roman. Celle qui fige le temps, obligeant le photographe à saisir le moment, à croquer le présent alors même que cette vérité fixée appartient déjà au passé. La photographie, telle que décrite par Jérôme Ferrari, a une double fonction de conservation. À la fois fixant un instant avant l'inéluctable basculement, tout en préservant de l'oubli. Trace éternelle léguée à la postérité, elle a pour vocation de témoigner de l'authenticité d'une situation dans sa plus cruelle réalité. Et c'est précisément le lien que la photo entretient avec la mort qui fascine l'héroïne. Clé de voute de l'entrelacs macabre composé de sa vie sur l'île de beauté à côtoyer des nationalistes corses et de celle qu'elle s'en va photographier en Yougoslavie. La relation d'attraction répulsion qu'elle entretient avec la mort se manifeste dans les pellicules qu'elle se refuse à développer. Cette manie témoigne chez elle d'un désir de se confronter à la mort tout en tentant désespérément de la maintenir à distance. Jérôme Ferrari souligne avec justesse la caractère ambigu de la photographie professionnelle, qui futile ne mérite pas d'être conservée, mais qui lorsqu'elle est le reflet d'une réalité trop atroce pour être dévoilée ferait mieux de rester cachée. À travers ce livre, l'auteur redonne à la photo son pouvoir d'évocation, terni par les clichés d'une excessive banalité dont nous sommes entourés. Si l'écriture est très belle, figurative, elle s'attache à coller au plus près du réel tout en étant teintée d'un certain mysticisme, et le sujet captivant, j'aurais préféré qu'il soit traité sous la forme d'un essai plutôt que d'un roman. Antonia m'a semblé n'être que le prétexte à une réflexion approfondie sur la photographie. Le projet sous-jacent du roman consistant à interroger le lien ténu que la photographie entretient avec la mort et le réel. Ce positionnement flou m'a dérangé et empêché d'entrer tout à fait dans le roman.
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#actessud #jeromeferrari #asonimage
📸 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #PHOTOGRAPHIE  #CAMERA  #TRUTHOFLIFE  #GUERRE  💥 #MORT  Jérôme Ferrari, lauréat du Prix littéraire Le Monde 2018 avec À son image, fait de la photographie de guerre le sujet de son dernier roman. Celle qui fige le temps, obligeant le photographe à saisir le moment, à croquer le présent alors même que cette vérité fixée appartient déjà au passé. La photographie, telle que décrite par Jérôme Ferrari, a une double fonction de conservation. À la fois fixant un instant avant l'inéluctable basculement, tout en préservant de l'oubli. Trace éternelle léguée à la postérité, elle a pour vocation de témoigner de l'authenticité d'une situation dans sa plus cruelle réalité. Et c'est précisément le lien que la photo entretient avec la mort qui fascine l'héroïne. Clé de voute de l'entrelacs macabre composé de sa vie sur l'île de beauté à côtoyer des nationalistes corses et de celle qu'elle s'en va photographier en Yougoslavie. La relation d'attraction répulsion qu'elle entretient avec la mort se manifeste dans les pellicules qu'elle se refuse à développer. Cette manie témoigne chez elle d'un désir de se confronter à la mort tout en tentant désespérément de la maintenir à distance. Jérôme Ferrari souligne avec justesse la caractère ambigu de la photographie professionnelle, qui futile ne mérite pas d'être conservée, mais qui lorsqu'elle est le reflet d'une réalité trop atroce pour être dévoilée ferait mieux de rester cachée. À travers ce livre, l'auteur redonne à la photo son pouvoir d'évocation, terni par les clichés d'une excessive banalité dont nous sommes entourés. Si l'écriture est très belle, figurative, elle s'attache à coller au plus près du réel tout en étant teintée d'un certain mysticisme, et le sujet captivant, j'aurais préféré qu'il soit traité sous la forme d'un essai plutôt que d'un roman. Antonia m'a semblé n'être que le prétexte à une réflexion approfondie sur la photographie. Le projet sous-jacent du roman consistant à interroger le lien ténu que la photographie entretient avec la mort et le réel. Ce positionnement flou m'a dérangé et empêché d'entrer tout à fait dans le roman. ◾️ #actessud  #jeromeferrari  #asonimage 
📚 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #TOMBEAUDEMOTS 🖤 #IMMORTEL #FRATRIE #MELANCOLIE #amoureuxdeslivres #premierroman
Journaliste à Elle, magazine au sein duquel elle dirige la rubrique « Livre » et chroniqueuse littéraire pétillante dans la célèbre émission Le Masque et la Plume, Olivia de Lamberterie a ce don exceptionnel de faire aimer les livres. Alors quel plus beau cadeau aurait-elle pu faire à ce frère disparu que de lui bâtir un tombeau fait de mots ? Matériau précieux dont elle s’enivre quotidiennement. Elle qui affirme ne jamais en être rassasiée, s'en abreuver continuellement pour y puiser une certaine vérité, se voit couper l'herbe sous le pied lorsqu'elle comprend que son frère s'est suicidé. De la journaliste on a l'image d'une femme solaire et douce. C'est une autre facette qu'elle dévoile dans ce premier roman. Issue d'une famille bourgeoise, on l'imaginait privilégiée, préservée, comme évoluant dans un cadre ouaté. Et pourtant, la fatalité la rattrape ce matin du 14 octobre 2015. Ce n'est pas la première fois que le destin s'acharne sur sa famille. D'ailleurs la mort rode comme un spectre et s’abat principalement sur les hommes. Leur ôtant peu à peu l'envie de vivre. La mélancolie se diffuse insidieusement en eux, empoisonne les moments les plus heureux. Les plonge dans une atmosphère crépusculaire. La nuit finit par étendre tout à fait son emprise. Rien n'y fait, c'est un combat à armes inégales. Il est perdu d'avance. Le frère chéri, l'enfant prodige ne fait pas exception. Olivia de Lamberterie, fervente adepte de la pensée magique et ivre de vie, n'entend pas qu'on oublie l'homme rayonnant, l'ami excessif, le père aimant et le frère bourré de talent. Prendre la plume revient à le rendre vivant. À chanter le bonheur qu'il y avait à vivre auprès de lui, à lui rendre son éclat et à en finir avec la langue de bois. D'une grande sensibilité, la plume d'Olivia de Lamberterie immortalise un être lumineux, entier, un frère terriblement aimé dont elle respecte le choix. Même si cela implique de vivre amputée d'une partie de soi. Un premier roman extrêmement touchant.
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@editionsstock @oliviadelamberterie #avectoutesmessympathies
📚 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #TOMBEAUDEMOTS  🖤 #IMMORTEL  #FRATRIE  #MELANCOLIE  #amoureuxdeslivres  #premierroman  Journaliste à Elle, magazine au sein duquel elle dirige la rubrique « Livre » et chroniqueuse littéraire pétillante dans la célèbre émission Le Masque et la Plume, Olivia de Lamberterie a ce don exceptionnel de faire aimer les livres. Alors quel plus beau cadeau aurait-elle pu faire à ce frère disparu que de lui bâtir un tombeau fait de mots ? Matériau précieux dont elle s’enivre quotidiennement. Elle qui affirme ne jamais en être rassasiée, s'en abreuver continuellement pour y puiser une certaine vérité, se voit couper l'herbe sous le pied lorsqu'elle comprend que son frère s'est suicidé. De la journaliste on a l'image d'une femme solaire et douce. C'est une autre facette qu'elle dévoile dans ce premier roman. Issue d'une famille bourgeoise, on l'imaginait privilégiée, préservée, comme évoluant dans un cadre ouaté. Et pourtant, la fatalité la rattrape ce matin du 14 octobre 2015. Ce n'est pas la première fois que le destin s'acharne sur sa famille. D'ailleurs la mort rode comme un spectre et s’abat principalement sur les hommes. Leur ôtant peu à peu l'envie de vivre. La mélancolie se diffuse insidieusement en eux, empoisonne les moments les plus heureux. Les plonge dans une atmosphère crépusculaire. La nuit finit par étendre tout à fait son emprise. Rien n'y fait, c'est un combat à armes inégales. Il est perdu d'avance. Le frère chéri, l'enfant prodige ne fait pas exception. Olivia de Lamberterie, fervente adepte de la pensée magique et ivre de vie, n'entend pas qu'on oublie l'homme rayonnant, l'ami excessif, le père aimant et le frère bourré de talent. Prendre la plume revient à le rendre vivant. À chanter le bonheur qu'il y avait à vivre auprès de lui, à lui rendre son éclat et à en finir avec la langue de bois. D'une grande sensibilité, la plume d'Olivia de Lamberterie immortalise un être lumineux, entier, un frère terriblement aimé dont elle respecte le choix. Même si cela implique de vivre amputée d'une partie de soi. Un premier roman extrêmement touchant. ◾️ @editionsstock @oliviadelamberterie #avectoutesmessympathies 
🌪 C H E F  D ‘ Œ U V R E
#CHEFDOEUVRE✨#RELIRESESCLASSIQUES #CLASSICBOOKS #AMOURIMPOSSIBLE 💔#MALEDICTION  #COUPDECOEURLITTERAIRE 
Chef d'œuvre au pouvoir de fascination diabolique et à l'attrait magnétique intact depuis sa publication en 1847, Les Hauts de Hurlevent est le seul et unique roman écrit de la main d'Emily Brontë, qui s'éteignit un an plus tard. À sa parution, le roman mâtiné d'un parfum de scandale provoqua un tollé et fut qualifié de texte sulfureux à même de froisser les bonnes mœurs de la société victorienne. L'auteure y peint avec ardeur des êtres en proie à des passions violentes, voire gouvernés par celles-ci. Et en effet, près de deux siècles plus tard, le pouvoir d'évocation du récit reste inchangé ainsi que l'aura subversive dont il est auréolé. Sous les traits d'un héros au charme ensorceleur, pourvu d'un esprit démoniaque et à l'âme aussi noire que du charbon, une malédiction vient frapper chacun des membres d'une famille. Heathcliff est un enfant lorsqu'il est accueilli à Hurlevent par le maître. Oiseau de mauvaise augure, son arrivée sonne le glas de la paix dans le foyer. Tel un serpent, il distille son venin. Les mauvais traitements dont il fait l'objet aiguise sa soif de vengeance. Incapable de tempérer ses sentiments et animé d'un amour ardent, il jette son dévolu sur la fille de son protecteur. Faute de pouvoir sceller cette union, chacun se consumera, prisonnier d'un amour impossible qui brûle entre deux êtres chez qui l'orgueil prend systématiquement le pas sur toutes les émotions. Les Hauts de Hurlevent est une œuvre intemporelle. Emily Brontë nous raconte l'histoire cruelle d'une passion amoureuse destructrice qui emporte tout sur son passage. D'êtres frappés par le mauvais sort. Une force mystique, quasi fantastique émane de la figure de Heathcliff dont le pouvoir de nuisance semble infini. Les descriptions des landes anglaises brumeuses frappées par des vents violents sont sublimes. La plume de l'auteure rend compte avec une justesse rare du feu intérieur qui embrase des êtres tourmentés jusqu'à les consumer tout entier.
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@folio_livres #folioclassique #leshautsdehurlevent #emilybronte
🌪 C H E F D ‘ Œ U V R E #CHEFDOEUVRE ✨#RELIRESESCLASSIQUES  #CLASSICBOOKS  #AMOURIMPOSSIBLE  💔#MALEDICTION  #COUPDECOEURLITTERAIRE  Chef d'œuvre au pouvoir de fascination diabolique et à l'attrait magnétique intact depuis sa publication en 1847, Les Hauts de Hurlevent est le seul et unique roman écrit de la main d'Emily Brontë, qui s'éteignit un an plus tard. À sa parution, le roman mâtiné d'un parfum de scandale provoqua un tollé et fut qualifié de texte sulfureux à même de froisser les bonnes mœurs de la société victorienne. L'auteure y peint avec ardeur des êtres en proie à des passions violentes, voire gouvernés par celles-ci. Et en effet, près de deux siècles plus tard, le pouvoir d'évocation du récit reste inchangé ainsi que l'aura subversive dont il est auréolé. Sous les traits d'un héros au charme ensorceleur, pourvu d'un esprit démoniaque et à l'âme aussi noire que du charbon, une malédiction vient frapper chacun des membres d'une famille. Heathcliff est un enfant lorsqu'il est accueilli à Hurlevent par le maître. Oiseau de mauvaise augure, son arrivée sonne le glas de la paix dans le foyer. Tel un serpent, il distille son venin. Les mauvais traitements dont il fait l'objet aiguise sa soif de vengeance. Incapable de tempérer ses sentiments et animé d'un amour ardent, il jette son dévolu sur la fille de son protecteur. Faute de pouvoir sceller cette union, chacun se consumera, prisonnier d'un amour impossible qui brûle entre deux êtres chez qui l'orgueil prend systématiquement le pas sur toutes les émotions. Les Hauts de Hurlevent est une œuvre intemporelle. Emily Brontë nous raconte l'histoire cruelle d'une passion amoureuse destructrice qui emporte tout sur son passage. D'êtres frappés par le mauvais sort. Une force mystique, quasi fantastique émane de la figure de Heathcliff dont le pouvoir de nuisance semble infini. Les descriptions des landes anglaises brumeuses frappées par des vents violents sont sublimes. La plume de l'auteure rend compte avec une justesse rare du feu intérieur qui embrase des êtres tourmentés jusqu'à les consumer tout entier. ◾️ @folio_livres #folioclassique  #leshautsdehurlevent  #emilybronte 
⛪️ R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #ORPHELINE #BONNESSOEURS 🙏 #COUVENT #BROOKLYN 🌉
Alice McDermott signe un roman envoûtant tant par la justesse de sa plume que par la beauté brute des personnages. Bercé par la musicalité des mots choisis, le lecteur se laisse envelopper. L'harmonie se créée naturellement. Alice McDermott est une conteuse de talent, qui parvient à faire du destin d'une jeune orpheline élevée dans un couvent au cœur de Brooklyn, un roman tendre et délicat dans lequel on se glisse avec délectation. Lecture molletonneuse qui a la saveur des histoires d'un autre temps. Le rythme est lent, l'intrigue restant au second plan. Puisque l'essentiel réside dans la chaleur humaine mâtinée de bienveillance qui inonde le roman. Sally n'est pas encore née lorsque son père disparaît. La mère et la fille sont recueillies par des religieuses officiant à Brooklyn. Sally grandit dans ce décor au charme suranné. D'un naturel malicieux, elle égaye le quotidien de soeur Illuminatta par ses imitations et fait la fierté de sa mère. Véritable source de lumière, elle illumine par sa seule présence la pièce sombre et taciturne dans laquelle les deux femmes lavent, cousent et reprisent chaque jour des vêtements usés destinés aux plus démunis. Dès lors, sa vocation étonne. Elle qui consent difficilement à vivre dans l'abnégation. Si son apprentissage auprès des bonnes sœurs lui enjoint de faire preuve de clémence dans ses jugements et de tempérance dans ses actions, son tempérament lui donne du fil à retordre. Alice McDermott entrelace le destin d'une jeune orpheline au caractère impétueux à celui de religieuses têtues qui n'hésitent pas à faire preuve de fermeté dans l'exercice de leur mission. Aussi tranchantes qu'attachantes, elles quadrillent Brooklyn en vue de soulager ses habitants. Sillonnant les rues, questionnant les jeunes mères sur la bonne conduite de leur époux, tour à tour bienveillantes ou menaçantes. Elles sont les petites mains d'un quartier où chacun n'a d'autre choix que de composer avec les cartes qu'il a entre les mains.
◾️
@edlatableronde #alicemcdermott #laneuviemeheure
⛪️ R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #ORPHELINE  #BONNESSOEURS  🙏 #COUVENT  #BROOKLYN  🌉 Alice McDermott signe un roman envoûtant tant par la justesse de sa plume que par la beauté brute des personnages. Bercé par la musicalité des mots choisis, le lecteur se laisse envelopper. L'harmonie se créée naturellement. Alice McDermott est une conteuse de talent, qui parvient à faire du destin d'une jeune orpheline élevée dans un couvent au cœur de Brooklyn, un roman tendre et délicat dans lequel on se glisse avec délectation. Lecture molletonneuse qui a la saveur des histoires d'un autre temps. Le rythme est lent, l'intrigue restant au second plan. Puisque l'essentiel réside dans la chaleur humaine mâtinée de bienveillance qui inonde le roman. Sally n'est pas encore née lorsque son père disparaît. La mère et la fille sont recueillies par des religieuses officiant à Brooklyn. Sally grandit dans ce décor au charme suranné. D'un naturel malicieux, elle égaye le quotidien de soeur Illuminatta par ses imitations et fait la fierté de sa mère. Véritable source de lumière, elle illumine par sa seule présence la pièce sombre et taciturne dans laquelle les deux femmes lavent, cousent et reprisent chaque jour des vêtements usés destinés aux plus démunis. Dès lors, sa vocation étonne. Elle qui consent difficilement à vivre dans l'abnégation. Si son apprentissage auprès des bonnes sœurs lui enjoint de faire preuve de clémence dans ses jugements et de tempérance dans ses actions, son tempérament lui donne du fil à retordre. Alice McDermott entrelace le destin d'une jeune orpheline au caractère impétueux à celui de religieuses têtues qui n'hésitent pas à faire preuve de fermeté dans l'exercice de leur mission. Aussi tranchantes qu'attachantes, elles quadrillent Brooklyn en vue de soulager ses habitants. Sillonnant les rues, questionnant les jeunes mères sur la bonne conduite de leur époux, tour à tour bienveillantes ou menaçantes. Elles sont les petites mains d'un quartier où chacun n'a d'autre choix que de composer avec les cartes qu'il a entre les mains. ◾️ @edlatableronde #alicemcdermott  #laneuviemeheure 
🖤 V I V R E  A P R È S
#CHARLIEHEBDO #7JANVIER2015 #ATTENTAT #TEMOIGNAGE #JESUISCHARLIE #CICATRISER
Philippe Lançon est un miraculé. Journaliste à Libération et chroniqueur à Charlie Hebdo, il livre avec Le lambeau un récit d'une sincérité désarmante. Le 7 janvier 2015, deux hommes en noir armés de kalachnikovs pénètrent dans les locaux du journal satirique et tuent à bout portant, au nom « d'un fanatisme inculte, stupide et sanguinaire », douze personnes en quelques minutes. Philippe Lançon a survécu à l'attentat. S'il relate la scène, son témoignage sur le massacre s'arrête là. Nul voyeurisme dans Le lambeau, seulement un homme qui raconte son incursion au cœur du système hospitalier. Il est d'ailleurs étonnant de voir que l'homme grièvement blessé au visage, ayant conscience que rien ne sera jamais plus comme avant, n’est habité par aucune colère, ne déceler chez lui aucune aigreur, tout en affichant ostensiblement son refus d'adhérer à un discours démagogique visant à expliquer sociologiquement la violence inouïe dont il a fait l'objet. Philippe Lançon ne cherche pas d'explications là où il n'y en a pas, sa blessure suffit à lui rappeler que les faits sont là. Dans ce texte écrit à vif empreint de résilience, il se garde de sublimer le réel et en donne au contraire une version originelle. La réalité telle qu'il l'a vécue. N'occultant rien au lecteur. Il oscille entre le sentiment d'être vivant et mort, état ambivalent. Une partie de lui est restée là-bas. Sa force il la puise auprès de certains de ses proches, du personnel hospitalier, mais surtout de sa chirurgienne Chloé, avec laquelle s'installe une relation de dépendance affective. Étant la seule à même de le réparer, sa guérison aussi bien physique que psychologique lui est dès lors entièrement dévolue. Le lambeau brille par le refus de l'auteur d'adhérer aux épanchements émotifs excessifs, que ce soit d'un côté comme de l'autre, et sa volonté d'atteindre un sentiment d'apaisement, de créer autour de lui un espace calfeutré dénué d'animosité. Récit douloureux d'un rescapé qui lutte pour reprendre pieds et ne pas se laisser gagner par la mélancolie.
◾️
@editions_gallimard #philippelançon #lelambeau
🖤 V I V R E A P R È S #CHARLIEHEBDO  #7JANVIER2015  #ATTENTAT  #TEMOIGNAGE  #JESUISCHARLIE  #CICATRISER  Philippe Lançon est un miraculé. Journaliste à Libération et chroniqueur à Charlie Hebdo, il livre avec Le lambeau un récit d'une sincérité désarmante. Le 7 janvier 2015, deux hommes en noir armés de kalachnikovs pénètrent dans les locaux du journal satirique et tuent à bout portant, au nom « d'un fanatisme inculte, stupide et sanguinaire », douze personnes en quelques minutes. Philippe Lançon a survécu à l'attentat. S'il relate la scène, son témoignage sur le massacre s'arrête là. Nul voyeurisme dans Le lambeau, seulement un homme qui raconte son incursion au cœur du système hospitalier. Il est d'ailleurs étonnant de voir que l'homme grièvement blessé au visage, ayant conscience que rien ne sera jamais plus comme avant, n’est habité par aucune colère, ne déceler chez lui aucune aigreur, tout en affichant ostensiblement son refus d'adhérer à un discours démagogique visant à expliquer sociologiquement la violence inouïe dont il a fait l'objet. Philippe Lançon ne cherche pas d'explications là où il n'y en a pas, sa blessure suffit à lui rappeler que les faits sont là. Dans ce texte écrit à vif empreint de résilience, il se garde de sublimer le réel et en donne au contraire une version originelle. La réalité telle qu'il l'a vécue. N'occultant rien au lecteur. Il oscille entre le sentiment d'être vivant et mort, état ambivalent. Une partie de lui est restée là-bas. Sa force il la puise auprès de certains de ses proches, du personnel hospitalier, mais surtout de sa chirurgienne Chloé, avec laquelle s'installe une relation de dépendance affective. Étant la seule à même de le réparer, sa guérison aussi bien physique que psychologique lui est dès lors entièrement dévolue. Le lambeau brille par le refus de l'auteur d'adhérer aux épanchements émotifs excessifs, que ce soit d'un côté comme de l'autre, et sa volonté d'atteindre un sentiment d'apaisement, de créer autour de lui un espace calfeutré dénué d'animosité. Récit douloureux d'un rescapé qui lutte pour reprendre pieds et ne pas se laisser gagner par la mélancolie. ◾️ @editions_gallimard #philippelançon  #lelambeau 
🌟 B O N H E U R  E P H É M È R E
#COUPDECOEURLITTERAIRE  #PREMIERROMAN #AMOURFUGACE 💖 #ECHAPPATOIRE 
Sophie Van der Linden allie, dans ce court texte qui tient plus de la nouvelle que du roman, concision et puissance d'évocation. Elle explore en peu de mots la violence du sentiment amoureux. Vécu sans transition comme une libération, puis comme une condamnation. Mei est ouvrière dans une usine de textile chinoise. Elle n'a que dix-sept, et pourtant sa vie à peine entamée semble déjà sur le point de s'achever comme elle a commencé. Condamnée à reproduire les mêmes gestes à longueur de journée, Mei évolue dans un univers étriqué. Alors que ses compagnes partent dans leur famille pour les fêtes de fin d'année, seule trêve octroyée, Mei est contrainte de rester. Le patron lui a retiré sa paie pour comportement récalcitrant. La fatigue d'un travail répétitif et assujettissant a beau l'étriller, les journées à coudre achever de lui ôter toutes velléités de rébellion, Mei s'évade en rêvant. Elle reprend sa liberté et se laisse aller à fantasmer. Pendant ce court laps de temps dans l'usine désertée, ses rêves vont s'incarner. Le temps d'une rencontre, de baisers échangés, d'une étreinte aussi brève qu'intense, Mei voit éclore en elle des sentiments aussi douloureux que puissants. Elle est secouée par cet amour fugace qui vient faire péricliter un quotidien assommant. Rien ne la destinait à éprouver des sentiments si violents. Plus qu'une histoire, elle y voit une échappatoire. D'un monde monochrome, elle bascule dans un univers gorgé de saveurs. Dès lors comment revenir en arrière, se glisser comme si de rien n'était dans sa vie d'avant. Redevenir la petite ouvrière parcellaire obligeante prête à se sacrifier sur l'autel du progrès. Quelque chose naît en elle. Le refus d'abdiquer, de n'être qu'un pion dans un vaste échiquier. De la chair à canon, une quantité négligeable et substituable. Sophie Van der Linden signe un roman bouleversant, d'une beauté inouïe. Elle fait surgir la beauté là où on ne l'attend pas et nous offre un moment de grâce.
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@folio_livres #LireEnFolio #sophievanderlinden #lafabriquedumonde
🌟 B O N H E U R E P H É M È R E #COUPDECOEURLITTERAIRE  #PREMIERROMAN  #AMOURFUGACE  💖 #ECHAPPATOIRE  Sophie Van der Linden allie, dans ce court texte qui tient plus de la nouvelle que du roman, concision et puissance d'évocation. Elle explore en peu de mots la violence du sentiment amoureux. Vécu sans transition comme une libération, puis comme une condamnation. Mei est ouvrière dans une usine de textile chinoise. Elle n'a que dix-sept, et pourtant sa vie à peine entamée semble déjà sur le point de s'achever comme elle a commencé. Condamnée à reproduire les mêmes gestes à longueur de journée, Mei évolue dans un univers étriqué. Alors que ses compagnes partent dans leur famille pour les fêtes de fin d'année, seule trêve octroyée, Mei est contrainte de rester. Le patron lui a retiré sa paie pour comportement récalcitrant. La fatigue d'un travail répétitif et assujettissant a beau l'étriller, les journées à coudre achever de lui ôter toutes velléités de rébellion, Mei s'évade en rêvant. Elle reprend sa liberté et se laisse aller à fantasmer. Pendant ce court laps de temps dans l'usine désertée, ses rêves vont s'incarner. Le temps d'une rencontre, de baisers échangés, d'une étreinte aussi brève qu'intense, Mei voit éclore en elle des sentiments aussi douloureux que puissants. Elle est secouée par cet amour fugace qui vient faire péricliter un quotidien assommant. Rien ne la destinait à éprouver des sentiments si violents. Plus qu'une histoire, elle y voit une échappatoire. D'un monde monochrome, elle bascule dans un univers gorgé de saveurs. Dès lors comment revenir en arrière, se glisser comme si de rien n'était dans sa vie d'avant. Redevenir la petite ouvrière parcellaire obligeante prête à se sacrifier sur l'autel du progrès. Quelque chose naît en elle. Le refus d'abdiquer, de n'être qu'un pion dans un vaste échiquier. De la chair à canon, une quantité négligeable et substituable. Sophie Van der Linden signe un roman bouleversant, d'une beauté inouïe. Elle fait surgir la beauté là où on ne l'attend pas et nous offre un moment de grâce. ◾️ @folio_livres #LireEnFolio  #sophievanderlinden  #lafabriquedumonde 
🦅 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #ROMANDAVENTURE #FRERE  #JALOUSIE #INDIENS 🏕 #NATUREWRITING
Aux amateurs de romans d'aventure, à ceux qui cherchent à être dépaysés, à s'évader vers des contrées lointaines où la sauvagerie règne et où la barbarie le dispute au pouvoir de l'émerveillement, à ceux-là, ce roman est fait pour vous. Emmanuelle Pirotte, historienne de formation, nous embarque dans un périple à destination des terres indiennes. Contrées sauvages à la nature luxuriante et aux paysages éblouissants. Nous sommes en 1663, Armand est un ancien noble déchu tentant vainement de redonner à son blason le prestige d'antan. Celui des périodes fastes où sa famille suscitait crainte et admiration et qui lui a été retiré. Au cours d'une soirée, il surprend au cou d'une jeune femme le saphir légué par sa mère à son frère bien des années auparavant. Cette vision ressuscite en lui des sentiments endormis. Réminiscences de ses fautes passées. Conscient d'avoir commis un crime abject, la culpabilité de son geste ne lui laisse aucun répit. Juste corollaire pour avoir dénoncer ce frère envoyé aux galères. Tiraillé par la jalousie et rongé par l'aigreur, il s'était vengé de ce frère adulé, doté d'une aura mystérieuse capable d'envoûter tous ceux amenés à le fréquenter. Abandonné à sa naissance, les parents d'Armand avait élevé Loup comme leur digne héritier. Tout l'amour de sa mère lui était destiné, ne laissant à Armand rien pour se consoler. Armand a souffert de ce manque d'affection jusqu'à haïr férocement son frère, qu'il aimait tant. Et pourtant, à l'aune de sa vie, il ressent le besoin d'expier ses fautes. En route pour l'Iroquoisie, à la recherche de Loup, il ne soupçonne pas encore le changement qui va s'opérer en lui. Loup et les hommes explore la complexité des relations fraternels et la violence des sentiments humains, partagés entre désir de vengeance et besoin de se faire pardonner. Le tout dans des décors grandioses qui frappent l'imagination et nous font entrevoir un monde au sein duquel les rapports humains sont délestés des artifices qui viennent les dénaturer.
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@cherche_midi_editeur_ #emmanuellepirotte #loupetleshommes
🦅 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #ROMANDAVENTURE  #FRERE  #JALOUSIE  #INDIENS  🏕 #NATUREWRITING  Aux amateurs de romans d'aventure, à ceux qui cherchent à être dépaysés, à s'évader vers des contrées lointaines où la sauvagerie règne et où la barbarie le dispute au pouvoir de l'émerveillement, à ceux-là, ce roman est fait pour vous. Emmanuelle Pirotte, historienne de formation, nous embarque dans un périple à destination des terres indiennes. Contrées sauvages à la nature luxuriante et aux paysages éblouissants. Nous sommes en 1663, Armand est un ancien noble déchu tentant vainement de redonner à son blason le prestige d'antan. Celui des périodes fastes où sa famille suscitait crainte et admiration et qui lui a été retiré. Au cours d'une soirée, il surprend au cou d'une jeune femme le saphir légué par sa mère à son frère bien des années auparavant. Cette vision ressuscite en lui des sentiments endormis. Réminiscences de ses fautes passées. Conscient d'avoir commis un crime abject, la culpabilité de son geste ne lui laisse aucun répit. Juste corollaire pour avoir dénoncer ce frère envoyé aux galères. Tiraillé par la jalousie et rongé par l'aigreur, il s'était vengé de ce frère adulé, doté d'une aura mystérieuse capable d'envoûter tous ceux amenés à le fréquenter. Abandonné à sa naissance, les parents d'Armand avait élevé Loup comme leur digne héritier. Tout l'amour de sa mère lui était destiné, ne laissant à Armand rien pour se consoler. Armand a souffert de ce manque d'affection jusqu'à haïr férocement son frère, qu'il aimait tant. Et pourtant, à l'aune de sa vie, il ressent le besoin d'expier ses fautes. En route pour l'Iroquoisie, à la recherche de Loup, il ne soupçonne pas encore le changement qui va s'opérer en lui. Loup et les hommes explore la complexité des relations fraternels et la violence des sentiments humains, partagés entre désir de vengeance et besoin de se faire pardonner. Le tout dans des décors grandioses qui frappent l'imagination et nous font entrevoir un monde au sein duquel les rapports humains sont délestés des artifices qui viennent les dénaturer. ◾️ @cherche_midi_editeur_ #emmanuellepirotte  #loupetleshommes 
🍦 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #PREMIERROMAN #VIOLENCECONJUGALE 🐊#COUPDECOEURLITTERAIRE 
BOUM ! Une petite bombe, impossible de qualifier autrement le roman d'Adeline Dieudonné. Un premier roman fulgurant, à la plume concise et acérée. L'Iconoclaste avait déjà réussi le pari risqué de faire d'un premier roman un succès l'an passé, avec l'éblouissant Ma reine de Jean-Baptiste Andrea. Ils confirment ici leur qualité de dénicheur de talents. Avec une grâce infinie, La vraie vie s'empare du sujet de la violence conjugale. L'ombre du père violent pèse sur le récit. Prête à s'abattre à tout moment. Le rythme est tendu, l'atmosphère viciée. À travers les yeux d'une jeune fille au caractère bien trempé, Adeline Dieudonné nous fait pénétrer dans une maison où tout semble figé. La mère sert de défouloir sur lequel son mari passe régulièrement ses nerfs. Quant au père, tout son être aspire à annihiler le plus infime bourgeon de rébellion. Elle et son petit frère, Gilles, sont des rescapés. Jusqu'au jour où le glacier ambulant, chez qui ils ont l'habitude d'aller, fini broyé par sa machine. C'est précisément là où tout s'enraye. Quelque chose vrille dans la tête de Gilles. Le mal est entré. Il a réussi à s'infiltrer dans un territoire qu'il n'avait pas encore réussi à contaminer. Toute la violence emmagasinée au fil des années ressurgit. Face à l'inertie d’une mère incapable de se révolter, au basculement opéré dans l'esprit de son frère et à la propension de son père à écraser toute tentative d'émancipation, la narratrice comprend qu'elle va devoir se forger seule. Apprendre à cacher la révolte qui gronde en elle. Masquer ses avancées et placer ses pions de telle sorte à ne jamais devenir une proie. Cette certitude est ancrée en elle, elle résistera coûte que coûte, quitte à se mettre en danger. En peu de mots, Adeline Dieudonné parvient à exprimer l'horreur de la situation et à rendre la force qui habite son héroïne. On sort de ce premier roman sonné. À la fois bouleversé et révolté. Chapeau bas !
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@ed_iconoclaste #adelinedieudonné #lavraievie
🍦 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #PREMIERROMAN  #VIOLENCECONJUGALE  🐊#COUPDECOEURLITTERAIRE  BOUM ! Une petite bombe, impossible de qualifier autrement le roman d'Adeline Dieudonné. Un premier roman fulgurant, à la plume concise et acérée. L'Iconoclaste avait déjà réussi le pari risqué de faire d'un premier roman un succès l'an passé, avec l'éblouissant Ma reine de Jean-Baptiste Andrea. Ils confirment ici leur qualité de dénicheur de talents. Avec une grâce infinie, La vraie vie s'empare du sujet de la violence conjugale. L'ombre du père violent pèse sur le récit. Prête à s'abattre à tout moment. Le rythme est tendu, l'atmosphère viciée. À travers les yeux d'une jeune fille au caractère bien trempé, Adeline Dieudonné nous fait pénétrer dans une maison où tout semble figé. La mère sert de défouloir sur lequel son mari passe régulièrement ses nerfs. Quant au père, tout son être aspire à annihiler le plus infime bourgeon de rébellion. Elle et son petit frère, Gilles, sont des rescapés. Jusqu'au jour où le glacier ambulant, chez qui ils ont l'habitude d'aller, fini broyé par sa machine. C'est précisément là où tout s'enraye. Quelque chose vrille dans la tête de Gilles. Le mal est entré. Il a réussi à s'infiltrer dans un territoire qu'il n'avait pas encore réussi à contaminer. Toute la violence emmagasinée au fil des années ressurgit. Face à l'inertie d’une mère incapable de se révolter, au basculement opéré dans l'esprit de son frère et à la propension de son père à écraser toute tentative d'émancipation, la narratrice comprend qu'elle va devoir se forger seule. Apprendre à cacher la révolte qui gronde en elle. Masquer ses avancées et placer ses pions de telle sorte à ne jamais devenir une proie. Cette certitude est ancrée en elle, elle résistera coûte que coûte, quitte à se mettre en danger. En peu de mots, Adeline Dieudonné parvient à exprimer l'horreur de la situation et à rendre la force qui habite son héroïne. On sort de ce premier roman sonné. À la fois bouleversé et révolté. Chapeau bas ! ◾️ @ed_iconoclaste #adelinedieudonné  #lavraievie 
🥀 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #PASSIONAMOUREUSE  #AMOURFOU 
Rares sont les auteurs qui parviennent à rendre avec justesse tout ce que le sentiment amoureux peut avoir de complexe. La difficulté résidant dans ce qu’il a de fuyant, d'implacable et d'inexplicable. Dès lors, comment situer le basculement. Ce moment hors du temps, impossible à fixer, où l'autre cesse d'être un étranger et nous est définitivement lié. Sylvia Rozelier relève le défi avec talent et nous plonge dans une passion violente, un amour destructeur. Sous la forme d'une confession, elle retrace le fil d'une histoire amoureuse, des instants de grâce, aux premières déceptions, jusqu'à la lente désillusion. Cet instant terrible lorsque l'amour a déserté et que l'on prend conscience de sa crédulité. Face à face violent avec la réalité, non plus idéalisée mais telle qu'elle est. L'autre cessant d'être cet être que l'on s'était figuré pour apparaître dans toute sa médiocrité. Et pourtant Douce a conscience d'être manipulée, de jouer le rôle qui lui a été attribué. D'être comme ces pantins désarticulés dénués de volonté. Si toute seule elle peut l'accepter, elle soustrait aux autres la possibilité de la juger. Elle s'exclut petit à petit, fait le vide autour d'elle pour ne plus avoir à supporter les remarques insistantes des proches qui finissent par s'alarmer. Se soustraire à leur désapprobation. L'étau se resserre, elle est prisonnière. Sous l'emprise d'un pervers. Il devient envahissant occupant l'espace rendu vacant tout en lui rappelant que c'est qui mène le jeu. Disparaissant régulièrement, se désistant. L'absence nourrie le manque. Douce perd tout discernement. La confiance se délite lentement. Elle est obstinée, refuse de plier, ne comprenant pas qu'il n'y a rien à gagner juste sa peau à sauver. Elle se trouve des excuses. Réclamant des explications, qu'on lui fournisse des preuves de ces élucubrations, un soupçon de vérité quand en réalité elle ne demande qu'à être bernée, réconfortée. La loi de l'attraction répulsion rythme leur relation. Il faudra que l'un déclare forfait, pour que faute de joueurs, le rideau soit tiré.
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@editionslepassage #sylviarozelier #douce
🥀 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #PASSIONAMOUREUSE  #AMOURFOU  Rares sont les auteurs qui parviennent à rendre avec justesse tout ce que le sentiment amoureux peut avoir de complexe. La difficulté résidant dans ce qu’il a de fuyant, d'implacable et d'inexplicable. Dès lors, comment situer le basculement. Ce moment hors du temps, impossible à fixer, où l'autre cesse d'être un étranger et nous est définitivement lié. Sylvia Rozelier relève le défi avec talent et nous plonge dans une passion violente, un amour destructeur. Sous la forme d'une confession, elle retrace le fil d'une histoire amoureuse, des instants de grâce, aux premières déceptions, jusqu'à la lente désillusion. Cet instant terrible lorsque l'amour a déserté et que l'on prend conscience de sa crédulité. Face à face violent avec la réalité, non plus idéalisée mais telle qu'elle est. L'autre cessant d'être cet être que l'on s'était figuré pour apparaître dans toute sa médiocrité. Et pourtant Douce a conscience d'être manipulée, de jouer le rôle qui lui a été attribué. D'être comme ces pantins désarticulés dénués de volonté. Si toute seule elle peut l'accepter, elle soustrait aux autres la possibilité de la juger. Elle s'exclut petit à petit, fait le vide autour d'elle pour ne plus avoir à supporter les remarques insistantes des proches qui finissent par s'alarmer. Se soustraire à leur désapprobation. L'étau se resserre, elle est prisonnière. Sous l'emprise d'un pervers. Il devient envahissant occupant l'espace rendu vacant tout en lui rappelant que c'est qui mène le jeu. Disparaissant régulièrement, se désistant. L'absence nourrie le manque. Douce perd tout discernement. La confiance se délite lentement. Elle est obstinée, refuse de plier, ne comprenant pas qu'il n'y a rien à gagner juste sa peau à sauver. Elle se trouve des excuses. Réclamant des explications, qu'on lui fournisse des preuves de ces élucubrations, un soupçon de vérité quand en réalité elle ne demande qu'à être bernée, réconfortée. La loi de l'attraction répulsion rythme leur relation. Il faudra que l'un déclare forfait, pour que faute de joueurs, le rideau soit tiré. ◾️ @editionslepassage #sylviarozelier  #douce 
🐺 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 🍂 #NATUREHUMAINE 
#REGNEANIMAL #TOEATORTOBEEATEN 🐣
Serge Joncour, comme le titre l'indique, signe un roman à cheval sur deux époques où deux mondes s'entrechoquent. La nature hybride du chien-loup agissant comme un trait d'union entre le monde sauvage et la civilisation. En 2017, un couple de parisiens décide de s'offrir une retraite en pleine nature dans un gîte isolé. Totalement déconnectés, sans moyens de communiquer, ils font pour la première fois l'expérience d'une solitude totale. Si l'impression de liberté succède à l'angoisse initiale, une intuition concernant cette maison ne les quitte pas. Un faisceau d'indices laisse suggérer qu'elle est détentrice d'un secret. La rencontre avec un chien-loup, mi sauvage, mi domestiqué, se laissant facilement apprivoisé, conforte leur ressenti. Un drame s'est joué ici. Cent ans auparavant, alors que la guerre éclate, un dompteur de lions d'origine allemande refuse de s'enrôler. Faisant le choix de protéger ses fauves de la folie des hommes. Il s'installe dans cette maison abandonnée qui surplombe le village d'Orcières. Très vite, sa présence cristallise toutes les tensions, réveillant les peurs irrationnelles nourries de fantasmes et de superstitions chez les habitants. Les hommes renouent avec leurs instincts primaires que la civilisation avait vainement tenté d'étouffer sous le vernis en réalité écaillé des civilités. Notre époque ne fait pas exception. Sous la plume délicate de l’auteur l'homme est resté un animal sauvage prêt à renouer avec ses instincts de carnassiers dès qu'il flaire le danger. Le cerveau reptilien prenant le pas sur nos dehors civilisés. En créant un écosystème préservé, quasi aseptisé, l'homme pensait avoir définitivement coupé avec sa nature de prédateur. Son désir de dominer. Pourtant si les acteurs ne sont plus les mêmes, les règles restent inchangées. Amazon et Netflix traquent dorénavant le gros gibier. Serge Joncour s'applique à nous prouver que la chaine alimentaire en vigueur dans le règne animal l'est tout autant dans la sphère humaine. Un roman juste et envoûtant.
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@flammarionlivres #sergejoncour #chienloup #rentreelitteraire2018
🐺 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  🍂 #NATUREHUMAINE  #REGNEANIMAL  #TOEATORTOBEEATEN  🐣 Serge Joncour, comme le titre l'indique, signe un roman à cheval sur deux époques où deux mondes s'entrechoquent. La nature hybride du chien-loup agissant comme un trait d'union entre le monde sauvage et la civilisation. En 2017, un couple de parisiens décide de s'offrir une retraite en pleine nature dans un gîte isolé. Totalement déconnectés, sans moyens de communiquer, ils font pour la première fois l'expérience d'une solitude totale. Si l'impression de liberté succède à l'angoisse initiale, une intuition concernant cette maison ne les quitte pas. Un faisceau d'indices laisse suggérer qu'elle est détentrice d'un secret. La rencontre avec un chien-loup, mi sauvage, mi domestiqué, se laissant facilement apprivoisé, conforte leur ressenti. Un drame s'est joué ici. Cent ans auparavant, alors que la guerre éclate, un dompteur de lions d'origine allemande refuse de s'enrôler. Faisant le choix de protéger ses fauves de la folie des hommes. Il s'installe dans cette maison abandonnée qui surplombe le village d'Orcières. Très vite, sa présence cristallise toutes les tensions, réveillant les peurs irrationnelles nourries de fantasmes et de superstitions chez les habitants. Les hommes renouent avec leurs instincts primaires que la civilisation avait vainement tenté d'étouffer sous le vernis en réalité écaillé des civilités. Notre époque ne fait pas exception. Sous la plume délicate de l’auteur l'homme est resté un animal sauvage prêt à renouer avec ses instincts de carnassiers dès qu'il flaire le danger. Le cerveau reptilien prenant le pas sur nos dehors civilisés. En créant un écosystème préservé, quasi aseptisé, l'homme pensait avoir définitivement coupé avec sa nature de prédateur. Son désir de dominer. Pourtant si les acteurs ne sont plus les mêmes, les règles restent inchangées. Amazon et Netflix traquent dorénavant le gros gibier. Serge Joncour s'applique à nous prouver que la chaine alimentaire en vigueur dans le règne animal l'est tout autant dans la sphère humaine. Un roman juste et envoûtant. ◾️ @flammarionlivres #sergejoncour  #chienloup  #rentreelitteraire2018 
🐻 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #AMOURMATERNEL ❤️ #MERECELIBATAIRE 🍼#SOLO #HUISCLOS 
Carole Fives avec Tenir jusqu'à l'aube imagine un huis clos étouffant entre une mère célibataire et son fils de deux ans. Une atmosphère saturée par les pleurs et les cris de l'enfant. L'héroïne élève seule son enfant. Le père ? Volatilisé. On comprend rapidement qu'il a déserté il y a un moment, qu'il est et restera aux abonnés absents. Parti sans même l'esquisse d'une explication. N'importe quoi qui permettrait d'expliquer son geste. Il n'apparaîtra que rarement sous la forme de messages laconiques prétextant un empêchement. Freelance, dans une situation financière précaire, elle est rapidement acculée par les dettes. Ne trouvant pas de place en crèche, il lui est difficile d'honorer ses engagements. La cohabitation se transforme en tête à tête pesant. Chacun s'agaçant mutuellement. La dyade mère-enfant devient le lieu de tensions explosives. Nerveusement à bout, la jeune mère décide de s'éloigner de ce foyer qui cristallise toutes les tensions, une fois l'enfant endormi. Petit à petit, le périmètre de ses virées nocturnes s’agrandit. Elle prend goût à ses absences répétées où elle reprend sa liberté. Façon de se prouver qu'elle ne se réduit pas à ce rôle de mère qui la tient prisonnière. Tout comme la chèvre de Monsieur Seguin qui était attirée par ce qui lui était interdit, elle tire sur la corde, teste la résistance du lien qui la maintient à son enfant. Tout en ayant conscience de le mettre en danger. Mais à trop jouer avec le feu, on finit par se brûler. Carole Fives signe un roman percutant. La tension monte crescendo jusqu'au dénouement. Hormis un final déroutant Tenir jusqu'à l'aube est un roman réussi. Une lecture dérangeante qui aborde sous un angle pertinent la complexité du lien entre la mère et l'enfant. Relation fusionnelle qui faute d'un tiers finit par devenir étouffante. L'auteure décrit très bien cette vie en vase clos, ainsi que la difficulté de composer avec sa propre culpabilité.
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@larbaletegallimard #carolefives #tenirjusqualaube #rentreelitteraire2018
🐻 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #AMOURMATERNEL  ❤️ #MERECELIBATAIRE  🍼#SOLO  #HUISCLOS  Carole Fives avec Tenir jusqu'à l'aube imagine un huis clos étouffant entre une mère célibataire et son fils de deux ans. Une atmosphère saturée par les pleurs et les cris de l'enfant. L'héroïne élève seule son enfant. Le père ? Volatilisé. On comprend rapidement qu'il a déserté il y a un moment, qu'il est et restera aux abonnés absents. Parti sans même l'esquisse d'une explication. N'importe quoi qui permettrait d'expliquer son geste. Il n'apparaîtra que rarement sous la forme de messages laconiques prétextant un empêchement. Freelance, dans une situation financière précaire, elle est rapidement acculée par les dettes. Ne trouvant pas de place en crèche, il lui est difficile d'honorer ses engagements. La cohabitation se transforme en tête à tête pesant. Chacun s'agaçant mutuellement. La dyade mère-enfant devient le lieu de tensions explosives. Nerveusement à bout, la jeune mère décide de s'éloigner de ce foyer qui cristallise toutes les tensions, une fois l'enfant endormi. Petit à petit, le périmètre de ses virées nocturnes s’agrandit. Elle prend goût à ses absences répétées où elle reprend sa liberté. Façon de se prouver qu'elle ne se réduit pas à ce rôle de mère qui la tient prisonnière. Tout comme la chèvre de Monsieur Seguin qui était attirée par ce qui lui était interdit, elle tire sur la corde, teste la résistance du lien qui la maintient à son enfant. Tout en ayant conscience de le mettre en danger. Mais à trop jouer avec le feu, on finit par se brûler. Carole Fives signe un roman percutant. La tension monte crescendo jusqu'au dénouement. Hormis un final déroutant Tenir jusqu'à l'aube est un roman réussi. Une lecture dérangeante qui aborde sous un angle pertinent la complexité du lien entre la mère et l'enfant. Relation fusionnelle qui faute d'un tiers finit par devenir étouffante. L'auteure décrit très bien cette vie en vase clos, ainsi que la difficulté de composer avec sa propre culpabilité. ◾️ @larbaletegallimard #carolefives  #tenirjusqualaube  #rentreelitteraire2018 
✨ R E N T R É E  L I T T É R A I R E 
#RL2018 #COUPDECOEURLITTERAIRE 
À l'instar d'un de ses précédents romans, Naissance d'un pont, Maylis de Kerangal confirme une fois de plus son talent d'architecte de la langue, qu'elle manie avec virtuosité. Utilisant un procédé de construction similaire. Fait de fragments de vie délicatement imbriqués, ce récit est celui d'une quête initiatique, d'une lente maturation jusqu'au dénouement final où chaque élément fait sens. Tout comme son héroïne Paula, partie sur un coup de tête après avoir un moment végété étudier à l'Institut de peinture à Bruxelles l'art du simulacre ou comment devenir peintre en décor, Maylis de Kerangal travaille la matière, les mots. Des salons d'Anna Karenine, aux plateaux de tournage de la Cinecittà jusqu'aux grottes de Lascaux, Paula apprend à être au monde, à se délester de toute superficialité pour ne plus seulement effleurer la réalité mais toucher du doigt l'essence de ce qui est. La matière pure. Celle-là même que l'auteure modèle à la manière d'un sculpteur jouant avec la lumière, atténuant les ombres ou au contraire accentuant les contrastes. Révélant une écriture d'une richesse inouïe, lyrique quasi physique. Faite d'aspérités et de creux. Une mélodie unique. D'une précision clinique dans l'expression des sentiments. Elle retranscrit avec exactitude le choc de la révélation, ce sentiment particulier fait d'excitation mêlée de crainte à l'idée d'échouer une fois franchie la porte d'accès vers un monde nouveau. Univers étranger qui fera tout vaciller. Paula perd ses repères, plonge au plus profond d'elle-même puiser les ressources nécessaires et se laisse tout entière envelopper par cet univers ensorcelant. Celui d'une réalité faussée. Il a souvent été reproché à l'auteure de ne pas incarner suffisamment ses récits, la technicienne prenant le pas sur la romancière. Avec ce roman, ses détracteurs risquent de grincer des dents puisqu'elle prouve une fois pour toute sa capacité à explorer l'âme humaine tout en décortiquant avec minutie son sujet. Ici l'art de recréer la magie, apprendre à contempler la beauté là où elle est.
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#editionsverticales #maylisdekerangal #unmondeaporteedemain
✨ R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #COUPDECOEURLITTERAIRE  À l'instar d'un de ses précédents romans, Naissance d'un pont, Maylis de Kerangal confirme une fois de plus son talent d'architecte de la langue, qu'elle manie avec virtuosité. Utilisant un procédé de construction similaire. Fait de fragments de vie délicatement imbriqués, ce récit est celui d'une quête initiatique, d'une lente maturation jusqu'au dénouement final où chaque élément fait sens. Tout comme son héroïne Paula, partie sur un coup de tête après avoir un moment végété étudier à l'Institut de peinture à Bruxelles l'art du simulacre ou comment devenir peintre en décor, Maylis de Kerangal travaille la matière, les mots. Des salons d'Anna Karenine, aux plateaux de tournage de la Cinecittà jusqu'aux grottes de Lascaux, Paula apprend à être au monde, à se délester de toute superficialité pour ne plus seulement effleurer la réalité mais toucher du doigt l'essence de ce qui est. La matière pure. Celle-là même que l'auteure modèle à la manière d'un sculpteur jouant avec la lumière, atténuant les ombres ou au contraire accentuant les contrastes. Révélant une écriture d'une richesse inouïe, lyrique quasi physique. Faite d'aspérités et de creux. Une mélodie unique. D'une précision clinique dans l'expression des sentiments. Elle retranscrit avec exactitude le choc de la révélation, ce sentiment particulier fait d'excitation mêlée de crainte à l'idée d'échouer une fois franchie la porte d'accès vers un monde nouveau. Univers étranger qui fera tout vaciller. Paula perd ses repères, plonge au plus profond d'elle-même puiser les ressources nécessaires et se laisse tout entière envelopper par cet univers ensorcelant. Celui d'une réalité faussée. Il a souvent été reproché à l'auteure de ne pas incarner suffisamment ses récits, la technicienne prenant le pas sur la romancière. Avec ce roman, ses détracteurs risquent de grincer des dents puisqu'elle prouve une fois pour toute sa capacité à explorer l'âme humaine tout en décortiquant avec minutie son sujet. Ici l'art de recréer la magie, apprendre à contempler la beauté là où elle est. ◾️ #editionsverticales  #maylisdekerangal  #unmondeaporteedemain 
🦋 V A I N C R E  L A  M A L A D I E
#LECTUREDETE #FEELTHESUMMER ☀️ #SUMMERINPARIS #PARISIENNE 💐#BOOKSANDFLOWERS 
Récit autobiographique, Les papillons noirs est à la fois une enquête familiale et un pied de nez fait à la maladie en refusant de lui laisser gagner la partie. Dénué de pathos et au contraire habité par une vitalité étonnante, ce roman retrace la vie d'une famille hors norme. Alors qu'on lui détecte un méningiome impliquant une hospitalisation et une opération délicate, Caroline Gutmann refuse d'adhérer à la vision culpabilisatrice de la maladie, corollaire de la peur qu'elle suscite. Au contraire, le laps de temps séparant son diagnostic de l'opération devient l'occasion pour l'auteure de se saisir de son passé. Outils pour mener à bien son investigation, les carnets que lui a laissés un père méconnu aujourd'hui disparu. À travers ces cahiers, Caroline renoue avec ce dernier. Si de son vivant une distance les séparait, elle s'amenuise, leur octroyant une certaine proximité dont elle avait été jusqu’alors privée. Cette façon qu'à Caroline Gutmann de se pencher sur la généalogie de sa famille lui permet de s'émanciper de sa condition de malade et de renouer avec ses origines. Notamment ce cousin éloigné qui attise sa curiosité et sur lequel elle concentre toute son énergie. Charles Histin est issu d'une lignée d'exception où les hommes semblent destinés aux plus hautes fonctions rehaussées des plus illustres distinctions. Médaillé de la Légion d'honneur, titulaire de la croix de guerre 1939-1945 et médaillé de la résistance, Charles Hinstin croulait sous les honneurs, et pourtant il choisit de se donner la mort. Ami de Kessel, c'est à travers les vers de l'écrivain que Caroline Gutmann cherche les indices lui permettant de se plonger dans la psyché de cet homme au destin brisé, ce personnage hautement romanesque et charismatique, capable de dilapider la fortune familiale aux jeux de hasard, de tout quitter pour faire fortune puis de tout perdre. Un homme au tempérament impétueux dont la fougue se reflète dans des yeux aux nuances dorées.
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@editionsjclatteslemasque #jclattes #carolinegutmann #lespapillonsnoirs
🦋 V A I N C R E L A M A L A D I E #LECTUREDETE  #FEELTHESUMMER  ☀️ #SUMMERINPARIS  #PARISIENNE  💐#BOOKSANDFLOWERS  Récit autobiographique, Les papillons noirs est à la fois une enquête familiale et un pied de nez fait à la maladie en refusant de lui laisser gagner la partie. Dénué de pathos et au contraire habité par une vitalité étonnante, ce roman retrace la vie d'une famille hors norme. Alors qu'on lui détecte un méningiome impliquant une hospitalisation et une opération délicate, Caroline Gutmann refuse d'adhérer à la vision culpabilisatrice de la maladie, corollaire de la peur qu'elle suscite. Au contraire, le laps de temps séparant son diagnostic de l'opération devient l'occasion pour l'auteure de se saisir de son passé. Outils pour mener à bien son investigation, les carnets que lui a laissés un père méconnu aujourd'hui disparu. À travers ces cahiers, Caroline renoue avec ce dernier. Si de son vivant une distance les séparait, elle s'amenuise, leur octroyant une certaine proximité dont elle avait été jusqu’alors privée. Cette façon qu'à Caroline Gutmann de se pencher sur la généalogie de sa famille lui permet de s'émanciper de sa condition de malade et de renouer avec ses origines. Notamment ce cousin éloigné qui attise sa curiosité et sur lequel elle concentre toute son énergie. Charles Histin est issu d'une lignée d'exception où les hommes semblent destinés aux plus hautes fonctions rehaussées des plus illustres distinctions. Médaillé de la Légion d'honneur, titulaire de la croix de guerre 1939-1945 et médaillé de la résistance, Charles Hinstin croulait sous les honneurs, et pourtant il choisit de se donner la mort. Ami de Kessel, c'est à travers les vers de l'écrivain que Caroline Gutmann cherche les indices lui permettant de se plonger dans la psyché de cet homme au destin brisé, ce personnage hautement romanesque et charismatique, capable de dilapider la fortune familiale aux jeux de hasard, de tout quitter pour faire fortune puis de tout perdre. Un homme au tempérament impétueux dont la fougue se reflète dans des yeux aux nuances dorées. ◾️ @editionsjclatteslemasque #jclattes  #carolinegutmann  #lespapillonsnoirs 
🏰 C O N T E  F A N S T A S T I Q U E
#PRINCESS 👑 #SECRET #MOYENAGE 🎠 #RECLUSE #LEGENDE #LECTUREDETE 
De la princesse du domaine des Murmures, il ne reste que cette sourde plainte qui traverse la forêt, les plaines et la Loue. Le cri d'une mère à qui l'enfant a été retiré, d'une femme violentée victime de la folie des hommes. Lasse de porter son secret, Esclarmonde éprouve le besoin impérieux de nous le confier. En l'an 1187, Esclarmonde est sommée d'épouser Lothaire, chevalier ayant les faveurs de son père. Le jour des noces, elle s'obstine et refuse de le prendre pour époux, se mutilant pour marquer le caractère définitif de sa décision. Élevée dans une société et à une époque où les femmes se doivent de plier sous l'autorité des hommes, Esclarmonde voit en Dieu l'unique moyen d'échapper à un mariage forcé. Paradoxalement, son choix de vivre cloitrée, emmurée vivante dans une prison de pierre lui permet d'éprouver sa liberté et d'affirmer sa volonté. En refusant de se plier aux exigences de son sexe Esclarmonde se met en danger. Le courroux de son père s'abat sur elle, les condamnant tous deux à la réclusion et à la pénitence à perpétuité. Légende mystique, Carole Martinez imagine un récit historique teinté de fantastique. Un conte moyenâgeux où les femmes ne se contentent pas de procréer pour assurer la lignée et ainsi de jouer leur rôle de matrice reproductrice. Porté par un souffle romanesque incroyable, la plume de Carole Martinez est fabuleuse, nous emportant au temps des croisades. Dans un monde superstitieux pétri de croyances merveilleuses. Elevée au rang de sainte, le statut d'Esclarmonde lui offre une position privilégiée. Elle dispose de pouvoirs particuliers, lui permettant de s'extraire de sa condition de recluse pour parcourir les terres et être le témoin de la folie dominatrice des hommes prêts à se donner la mort au nom d'une idée. Elle, qui n'avait émis que le souhait de trouver la paix en s'adonnant pieusement à la contemplation divine, sera rattrapée par sa nature de femme et vivra tourmentée.
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@folio_livres #lireenfolio #carolemartinez #dudomainedesmurmures #parisjetaime
🏰 C O N T E F A N S T A S T I Q U E #PRINCESS  👑 #SECRET  #MOYENAGE  🎠 #RECLUSE  #LEGENDE  #LECTUREDETE  De la princesse du domaine des Murmures, il ne reste que cette sourde plainte qui traverse la forêt, les plaines et la Loue. Le cri d'une mère à qui l'enfant a été retiré, d'une femme violentée victime de la folie des hommes. Lasse de porter son secret, Esclarmonde éprouve le besoin impérieux de nous le confier. En l'an 1187, Esclarmonde est sommée d'épouser Lothaire, chevalier ayant les faveurs de son père. Le jour des noces, elle s'obstine et refuse de le prendre pour époux, se mutilant pour marquer le caractère définitif de sa décision. Élevée dans une société et à une époque où les femmes se doivent de plier sous l'autorité des hommes, Esclarmonde voit en Dieu l'unique moyen d'échapper à un mariage forcé. Paradoxalement, son choix de vivre cloitrée, emmurée vivante dans une prison de pierre lui permet d'éprouver sa liberté et d'affirmer sa volonté. En refusant de se plier aux exigences de son sexe Esclarmonde se met en danger. Le courroux de son père s'abat sur elle, les condamnant tous deux à la réclusion et à la pénitence à perpétuité. Légende mystique, Carole Martinez imagine un récit historique teinté de fantastique. Un conte moyenâgeux où les femmes ne se contentent pas de procréer pour assurer la lignée et ainsi de jouer leur rôle de matrice reproductrice. Porté par un souffle romanesque incroyable, la plume de Carole Martinez est fabuleuse, nous emportant au temps des croisades. Dans un monde superstitieux pétri de croyances merveilleuses. Elevée au rang de sainte, le statut d'Esclarmonde lui offre une position privilégiée. Elle dispose de pouvoirs particuliers, lui permettant de s'extraire de sa condition de recluse pour parcourir les terres et être le témoin de la folie dominatrice des hommes prêts à se donner la mort au nom d'une idée. Elle, qui n'avait émis que le souhait de trouver la paix en s'adonnant pieusement à la contemplation divine, sera rattrapée par sa nature de femme et vivra tourmentée. ◾️ @folio_livres #lireenfolio  #carolemartinez  #dudomainedesmurmures  #parisjetaime 
🔥 V E N G E A N C E 
#COMTEDEMONTECRISTO ⚡️#HP #ÉVASION #lecturedete 🌞
Accusé à tort d'avoir violé puis tué sa sœur ainsi que ses parents, Louis Dantezzi est envoyé en hôpital psychiatrique en 1937 à seulement dix-sept ans. Passé les premières semaines abominables où lui seront infligées humiliations, tortures et pressions psychologiques, il se retrouve dans le quartier des criminels dangereux, dirigé par un certain Tony et sa clique, qui y font régner l'ordre à leur manière. Louis a beau clamer son innocence, rien n'y fait. Il doit se résigner à rester dans cet asile d'aliénés où ceux qui le dirigent se révèlent plus atteints que les patients eux-mêmes. Tel un Comte de Monte-Cristo moderne, Louis imagine un plan pour s'évader. À l'instar de son modèle Edmond Dantès, il met son ingéniosité au service de sa mission et observe assidument le fonctionnement de l'établissement dans lequel il se trouve. En peu de temps, il parvient à gravir les échelons hiérarchiques jusqu'à se rendre parfaitement indispensable à son bon fonctionnement. Flattant les uns, tout en ne froissant pas les autres. Il parvient à tirer son épingle du jeu. Mais c'était sans compter sur la guerre qui éclate et l'arrivée d'un régiment de soldats allemands. La cohabitation entre les malades mentaux, les collabos, les résistants, les soldats allemands et des légionnaires sous la férule du régime de Vichy ne sera pas de tout repos. Dans ce climat explosif, Louis rencontre Louise dont il tombe éperdument amoureux. Entre humour et descriptions d'une horreur absolue des sévices pratiqués sur les internés leur ôtant toute leur humanité, ce roman est une très belle surprise. Hôpital psychiatrique est une fiction romanesque qui mêle intrigue bien ficelée, histoire d'amour et observations sur le traitement des malades mentaux sur fond de contexte historique détonnant. Le rythme est soutenu, péripéties et rebondissements se succèdent nous entraînant dans la vie de personnages aussi fous qu'attachants. L'hôpital au fil du temps deviendra une véritable poudrière dont l'issue funeste semble inévitable. Un roman passionnant inspiré de faits réels !
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#rivagesnoir #raymondcastells #hopitalpsychiatrique
🔥 V E N G E A N C E #COMTEDEMONTECRISTO  ⚡️#HP  #ÉVASION  #lecturedete  🌞 Accusé à tort d'avoir violé puis tué sa sœur ainsi que ses parents, Louis Dantezzi est envoyé en hôpital psychiatrique en 1937 à seulement dix-sept ans. Passé les premières semaines abominables où lui seront infligées humiliations, tortures et pressions psychologiques, il se retrouve dans le quartier des criminels dangereux, dirigé par un certain Tony et sa clique, qui y font régner l'ordre à leur manière. Louis a beau clamer son innocence, rien n'y fait. Il doit se résigner à rester dans cet asile d'aliénés où ceux qui le dirigent se révèlent plus atteints que les patients eux-mêmes. Tel un Comte de Monte-Cristo moderne, Louis imagine un plan pour s'évader. À l'instar de son modèle Edmond Dantès, il met son ingéniosité au service de sa mission et observe assidument le fonctionnement de l'établissement dans lequel il se trouve. En peu de temps, il parvient à gravir les échelons hiérarchiques jusqu'à se rendre parfaitement indispensable à son bon fonctionnement. Flattant les uns, tout en ne froissant pas les autres. Il parvient à tirer son épingle du jeu. Mais c'était sans compter sur la guerre qui éclate et l'arrivée d'un régiment de soldats allemands. La cohabitation entre les malades mentaux, les collabos, les résistants, les soldats allemands et des légionnaires sous la férule du régime de Vichy ne sera pas de tout repos. Dans ce climat explosif, Louis rencontre Louise dont il tombe éperdument amoureux. Entre humour et descriptions d'une horreur absolue des sévices pratiqués sur les internés leur ôtant toute leur humanité, ce roman est une très belle surprise. Hôpital psychiatrique est une fiction romanesque qui mêle intrigue bien ficelée, histoire d'amour et observations sur le traitement des malades mentaux sur fond de contexte historique détonnant. Le rythme est soutenu, péripéties et rebondissements se succèdent nous entraînant dans la vie de personnages aussi fous qu'attachants. L'hôpital au fil du temps deviendra une véritable poudrière dont l'issue funeste semble inévitable. Un roman passionnant inspiré de faits réels ! ◾️ #rivagesnoir  #raymondcastells  #hopitalpsychiatrique