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🍬 L E C T U R E  D O U D O U
#RL2018 #PREMIERROMAN #REALISMEMAGIQUE 🐉 #PRIXDUPREMIERROMANETRANGER 
Difficile de résister à l'esthétique des couvertures des Éditions Zulma. En particulier celle de La somme de nos folies, qui donne le ton de ce premier roman pétillant ! Récemment auréolé du Prix du Premier Roman Étranger 2018, La somme de nos folies est un petit bonbon acidulé, une lecture doudou, mais surtout une belle invitation à l'évasion. Direction Lubok Sayong. Dans ce petit coin reculé de la Malaisie, des choses surprenantes surviennent. Tout d'abord, il y a cette histoire de poisson dépressif aux tendances suicidaires. Avide de liberté, il refuse de s'alimenter. Sa maîtresse, l'impitoyable Beepi, excédée, se décide à le relâcher. Quelques années plus tard, un touriste américain est englouti au cours d'une partie de pêche. Coïncidence ? Mais revenons à la genèse des événements. Tout a commencé le jour où Beepi apprend le décès de sa sœur, et simultanément se voit confier la garde d'un enfant. Mary Anne, une jeune orpheline que sa sœur venait d'adopter. Baptisée Mary, comme toutes les jeunes filles ayant atterri dans cet orphelinat pour le moins surprenant. Le lieu étant administré par une cougar, à l'esprit pétri par les contes de fées, toute prête à s'illusionner. Personnages clés de cette fresque rocambolesque, Auyung, le directeur de la conserverie de litchi et Miss Boonsidik, lady boy assumé au caractère bien trempé, qui n'entend pas se laisser dicter sa conduite par des mâles testostéronés. Quitte à se mettre en danger. La somme de nos folies est un récit bourré de charme, porté par des personnages truculents et attachants, que l'on peine à quitter. J'ai été éblouie et transportée par la tendresse qui émane de ce texte. Shih-Li Kow s'attache à souligner les traits de ses personnages avec beaucoup de délicatesse, révélant ce qui fait leur singularité, le tout sans aucune vulgarité. Bien au contraire, cette communauté d'êtres bousculés par la vie parvient à créer une bulle préservée. Un lieu chaleureux où l'amitié et la bienveillance règnent sur les relations humaines. Un roman lumineux !
🔺
@editionszulma #shihlikow #lasommedenosfolies
🍬 L E C T U R E D O U D O U #RL2018  #PREMIERROMAN  #REALISMEMAGIQUE  🐉 #PRIXDUPREMIERROMANETRANGER  Difficile de résister à l'esthétique des couvertures des Éditions Zulma. En particulier celle de La somme de nos folies, qui donne le ton de ce premier roman pétillant ! Récemment auréolé du Prix du Premier Roman Étranger 2018, La somme de nos folies est un petit bonbon acidulé, une lecture doudou, mais surtout une belle invitation à l'évasion. Direction Lubok Sayong. Dans ce petit coin reculé de la Malaisie, des choses surprenantes surviennent. Tout d'abord, il y a cette histoire de poisson dépressif aux tendances suicidaires. Avide de liberté, il refuse de s'alimenter. Sa maîtresse, l'impitoyable Beepi, excédée, se décide à le relâcher. Quelques années plus tard, un touriste américain est englouti au cours d'une partie de pêche. Coïncidence ? Mais revenons à la genèse des événements. Tout a commencé le jour où Beepi apprend le décès de sa sœur, et simultanément se voit confier la garde d'un enfant. Mary Anne, une jeune orpheline que sa sœur venait d'adopter. Baptisée Mary, comme toutes les jeunes filles ayant atterri dans cet orphelinat pour le moins surprenant. Le lieu étant administré par une cougar, à l'esprit pétri par les contes de fées, toute prête à s'illusionner. Personnages clés de cette fresque rocambolesque, Auyung, le directeur de la conserverie de litchi et Miss Boonsidik, lady boy assumé au caractère bien trempé, qui n'entend pas se laisser dicter sa conduite par des mâles testostéronés. Quitte à se mettre en danger. La somme de nos folies est un récit bourré de charme, porté par des personnages truculents et attachants, que l'on peine à quitter. J'ai été éblouie et transportée par la tendresse qui émane de ce texte. Shih-Li Kow s'attache à souligner les traits de ses personnages avec beaucoup de délicatesse, révélant ce qui fait leur singularité, le tout sans aucune vulgarité. Bien au contraire, cette communauté d'êtres bousculés par la vie parvient à créer une bulle préservée. Un lieu chaleureux où l'amitié et la bienveillance règnent sur les relations humaines. Un roman lumineux ! 🔺 @editionszulma #shihlikow  #lasommedenosfolies 
🎈 L E  R O M A N  C U L T E
#COUPDECOEURLITTERAIRE #CHEFDOEUVRE #ROMANDAPPRENTISSAGE 
Il m’a fallu des années pour enfin me décider à lire L’attrape-cœurs, craignant de passer à côté d’un texte fondateur, qui a su marquer des générations de lecteurs. Quelle erreur ! Publié en 1951, l'unique roman écrit par J. D. Salinger est un véritable chef d’œuvre. Un récit initiatique doté d'une grâce inouïe, dans lequel l’auteur explore le sentiment de solitude qui étreint le narrateur. Un adolescent, renvoyé de son lycée, s'octroie trois jours de liberté loin des carcans qui lui sont imposés. L’attrape-cœurs est le récit de ses errances dans les rues de New York et de sa tentative de tromper la mélancolie. J. D. Salinger évoque avec une infinie poésie, teintée de nostalgie, le passage délicat de l’enfance à l’âge adulte. Grandir suppose d’apprendre à composer avec soi et les autres. Pour que le rapport d’altérité existe et soit juste, encore faut-il que la notion d’identité soit au préalable circonscrite. C’est cet apprentissage que le narrateur fait. Il prend conscience de qui il est. Son rapport aux autres s’en trouve transformé. À quoi tient un chef d’œuvre ? Peut-être à cette sensation diffuse qui enveloppe progressivement. La frontière séparant la fiction du réel s’amenuise, le lecteur est comme transporté dans un temps en suspens. C’est une expérience intime, rare, qui a la force d'une révélation. D’autant plus précieuse qu’elle vous saisit sans que vous n’en ayez l’intuition. En lisant L’attrape-cœurs, j'ai été submergée par l'émotion. La littérature a ceci de commun avec la musique, que si une note discordante agresse l’oreille, une idée mal exprimée produit le même effet. Un rien suffit à rompre l’harmonie. J. D. Salinger ne commet pas d'impair. Il retranscrit merveilleusement bien le vertige du vide, l’angoisse qui naît du sentiment de ne pas trouver sa place, d’autant plus à cet âge charnière qu'est l'adolescence. Souvent vécu comme une période de transition, favorisant l'impression d'exclusion. Je relis rarement les romans. Et pourtant, une fois L’attrape-cœurs achevé, je n’avais qu’une envie, m’y replonger.
◾️
@robert_laffont #JDSalinger #lattrapecoeurs
🎈 L E R O M A N C U L T E #COUPDECOEURLITTERAIRE  #CHEFDOEUVRE  #ROMANDAPPRENTISSAGE  Il m’a fallu des années pour enfin me décider à lire L’attrape-cœurs, craignant de passer à côté d’un texte fondateur, qui a su marquer des générations de lecteurs. Quelle erreur ! Publié en 1951, l'unique roman écrit par J. D. Salinger est un véritable chef d’œuvre. Un récit initiatique doté d'une grâce inouïe, dans lequel l’auteur explore le sentiment de solitude qui étreint le narrateur. Un adolescent, renvoyé de son lycée, s'octroie trois jours de liberté loin des carcans qui lui sont imposés. L’attrape-cœurs est le récit de ses errances dans les rues de New York et de sa tentative de tromper la mélancolie. J. D. Salinger évoque avec une infinie poésie, teintée de nostalgie, le passage délicat de l’enfance à l’âge adulte. Grandir suppose d’apprendre à composer avec soi et les autres. Pour que le rapport d’altérité existe et soit juste, encore faut-il que la notion d’identité soit au préalable circonscrite. C’est cet apprentissage que le narrateur fait. Il prend conscience de qui il est. Son rapport aux autres s’en trouve transformé. À quoi tient un chef d’œuvre ? Peut-être à cette sensation diffuse qui enveloppe progressivement. La frontière séparant la fiction du réel s’amenuise, le lecteur est comme transporté dans un temps en suspens. C’est une expérience intime, rare, qui a la force d'une révélation. D’autant plus précieuse qu’elle vous saisit sans que vous n’en ayez l’intuition. En lisant L’attrape-cœurs, j'ai été submergée par l'émotion. La littérature a ceci de commun avec la musique, que si une note discordante agresse l’oreille, une idée mal exprimée produit le même effet. Un rien suffit à rompre l’harmonie. J. D. Salinger ne commet pas d'impair. Il retranscrit merveilleusement bien le vertige du vide, l’angoisse qui naît du sentiment de ne pas trouver sa place, d’autant plus à cet âge charnière qu'est l'adolescence. Souvent vécu comme une période de transition, favorisant l'impression d'exclusion. Je relis rarement les romans. Et pourtant, une fois L’attrape-cœurs achevé, je n’avais qu’une envie, m’y replonger. ◾️ @robert_laffont #JDSalinger  #lattrapecoeurs 
⚡️ P R I X  D E S  L I B R A I R E S  2017
#COUPDECOEURLITTERAIRE #AMOURIMPOSSIBLE #MALEDICTION
C'est l'histoire d'un désir ardent. D'une passion contrariée. De celles qui submergent les êtres, venant faire péricliter une vie construite patiemment à l'ombre des tourments. Cécile Coulon signe un roman éblouissant. Elle explore avec une acuité remarquable la violence des sentiments. La douleur de ne pouvoir les exprimer, et la sensation d'étouffement que leur enfouissement finit par provoquer. Le réalisme avec lequel elle décrit les affres de la passion est stupéfiant. Tout comme ceux qui la vivent, on a le souffle coupé, la gorge nouée et le cœur serré. Les personnages évoluent dans un environnement mystique, qui vient renforcer le sentiment d'un basculement imminent. Les falaises abruptes encerclent le village, procurant une sensation d'isolement. L'impression d'évoluer dans un univers soumis à des forces particulières, ne tolérant que ceux qui y sont nés et rejetant les étrangers. Benedict y a été élevé. Petit garçon, il a tout de suite été frappé par la puissance inouïe qui s'en dégageait. C'est tout naturellement, qu'une fois marié, il est retourné s'y installer. Le couple y met au monde une fille. Élevée sur les terres, cette dernière se lie à un garçon du pays. C'est le temps du bonheur. Le calme avant la tempête. Il suffira d'une fraction de secondes, aussi brèves qu'intenses, pour que tout se mettre à chanceler. Un regard un peu trop appuyé, une étreinte un peu trop serrée, pour que s'enflamment deux êtres que rien ne prédestinait. L’auteure rend compte de la difficulté à résister à la tentation, née d'une rencontre qui agira comme une déflagration. Sous l'apparente quiétude, la nervosité affleure. Elle parcourt les corps des amants maudits, qui conscients du danger de la situation, luttent pour ne pas succomber à leurs pulsions. L'air est chargé d'électricité, saturé des tensions contenues péniblement au prix d'un effort, tel, que les protagonistes en sortent vidés. Cécile Coulon électrise son lecteur. Retranscrivant, sans y toucher, le feu qui consume des personnages tiraillés entre raison et passion.
◾️
@editionspoints #cecilecoulon #troissaisonsdorage
⚡️ P R I X D E S L I B R A I R E S 2017 #COUPDECOEURLITTERAIRE  #AMOURIMPOSSIBLE  #MALEDICTION  C'est l'histoire d'un désir ardent. D'une passion contrariée. De celles qui submergent les êtres, venant faire péricliter une vie construite patiemment à l'ombre des tourments. Cécile Coulon signe un roman éblouissant. Elle explore avec une acuité remarquable la violence des sentiments. La douleur de ne pouvoir les exprimer, et la sensation d'étouffement que leur enfouissement finit par provoquer. Le réalisme avec lequel elle décrit les affres de la passion est stupéfiant. Tout comme ceux qui la vivent, on a le souffle coupé, la gorge nouée et le cœur serré. Les personnages évoluent dans un environnement mystique, qui vient renforcer le sentiment d'un basculement imminent. Les falaises abruptes encerclent le village, procurant une sensation d'isolement. L'impression d'évoluer dans un univers soumis à des forces particulières, ne tolérant que ceux qui y sont nés et rejetant les étrangers. Benedict y a été élevé. Petit garçon, il a tout de suite été frappé par la puissance inouïe qui s'en dégageait. C'est tout naturellement, qu'une fois marié, il est retourné s'y installer. Le couple y met au monde une fille. Élevée sur les terres, cette dernière se lie à un garçon du pays. C'est le temps du bonheur. Le calme avant la tempête. Il suffira d'une fraction de secondes, aussi brèves qu'intenses, pour que tout se mettre à chanceler. Un regard un peu trop appuyé, une étreinte un peu trop serrée, pour que s'enflamment deux êtres que rien ne prédestinait. L’auteure rend compte de la difficulté à résister à la tentation, née d'une rencontre qui agira comme une déflagration. Sous l'apparente quiétude, la nervosité affleure. Elle parcourt les corps des amants maudits, qui conscients du danger de la situation, luttent pour ne pas succomber à leurs pulsions. L'air est chargé d'électricité, saturé des tensions contenues péniblement au prix d'un effort, tel, que les protagonistes en sortent vidés. Cécile Coulon électrise son lecteur. Retranscrivant, sans y toucher, le feu qui consume des personnages tiraillés entre raison et passion. ◾️ @editionspoints #cecilecoulon  #troissaisonsdorage 
🧩 E N Q U Ê T E  J U D I C I A I R E
#AFFAIREJUDICIAIRE #FAITSDIVERS #SECRETDEFAMILLE #EMPRISE
Quelle est l'attitude idéale à adopter lorsque votre père vous confie que "de toute façon, tant qu'ils ne retrouvent pas le corps, je suis tranquille. [...] Et moi, le corps, je sais où il est." ? En 2014, après plus de trente ans de louvoiements, l'affaire Maurice Agnelet trouve son épilogue. L'accusé écope de vingt ans de réclusion criminelle pour avoir assassiné sa maîtresse. Agnès Le Roux, une jeune héritière de casino, disparue dans des circonstances troubles. À l'époque, l'affaire défraie la chronique, les langues se délient et les proches de Maurice Agnelet s'entendent à décrire un homme diabolique, doté d'un charisme tel qu'il vous ensorcelle. Toutefois, l'affaire reste auréolée de mystère, puisque les preuves attestant formellement de l'implication de Maurice Agnelet tendent à manquer. Si dans les premiers temps, Guillaume, le fils cadet, défend farouchement son père. Niant avec obstination sa culpabilité. En 2014, la saga judiciaire connaît un revirement de situation. Appelé à la barre, Guillaume Agnelet change radicalement de discours. Il devient le bourreau de son propre père. Son témoignage est accablant. Que s'est-il passé ? C'est ce que Pascale Robert-Diard tente d'expliquer en revenant sur la déposition qui a tout fait basculer. La chroniqueuse judiciaire du Monde remonte le fil d'une histoire familiale retorse. Elle livre une enquête d'où émerge la personnalité complexe d'un homme narcissique et manipulateur. Un séducteur refusant que ses charmes ne cessent d'opérer, allant jusqu'à briser ceux qui tentent de lui échapper. Guillaume a vécu pendant des années sous l'emprise de son père. En sortant du silence, il met non seulement fin au mutisme dans lequel il s'était muré, et qui avait fini par l'empoisonner, mais surtout il rétablit la vérité et récupère sa liberté. La journaliste décrit très justement la force des liens invisibles qui maintiennent prisonnier. La difficulté de s'en libérer. Ainsi que le conflit intérieur qui ronge le fils cadet, partagé entre son devoir filial et sa conscience morale.
🔹
@ed_iconoclaste #pascalerobertdiard #ladeposition
🧩 E N Q U Ê T E J U D I C I A I R E #AFFAIREJUDICIAIRE  #FAITSDIVERS  #SECRETDEFAMILLE  #EMPRISE  Quelle est l'attitude idéale à adopter lorsque votre père vous confie que "de toute façon, tant qu'ils ne retrouvent pas le corps, je suis tranquille. [...] Et moi, le corps, je sais où il est." ? En 2014, après plus de trente ans de louvoiements, l'affaire Maurice Agnelet trouve son épilogue. L'accusé écope de vingt ans de réclusion criminelle pour avoir assassiné sa maîtresse. Agnès Le Roux, une jeune héritière de casino, disparue dans des circonstances troubles. À l'époque, l'affaire défraie la chronique, les langues se délient et les proches de Maurice Agnelet s'entendent à décrire un homme diabolique, doté d'un charisme tel qu'il vous ensorcelle. Toutefois, l'affaire reste auréolée de mystère, puisque les preuves attestant formellement de l'implication de Maurice Agnelet tendent à manquer. Si dans les premiers temps, Guillaume, le fils cadet, défend farouchement son père. Niant avec obstination sa culpabilité. En 2014, la saga judiciaire connaît un revirement de situation. Appelé à la barre, Guillaume Agnelet change radicalement de discours. Il devient le bourreau de son propre père. Son témoignage est accablant. Que s'est-il passé ? C'est ce que Pascale Robert-Diard tente d'expliquer en revenant sur la déposition qui a tout fait basculer. La chroniqueuse judiciaire du Monde remonte le fil d'une histoire familiale retorse. Elle livre une enquête d'où émerge la personnalité complexe d'un homme narcissique et manipulateur. Un séducteur refusant que ses charmes ne cessent d'opérer, allant jusqu'à briser ceux qui tentent de lui échapper. Guillaume a vécu pendant des années sous l'emprise de son père. En sortant du silence, il met non seulement fin au mutisme dans lequel il s'était muré, et qui avait fini par l'empoisonner, mais surtout il rétablit la vérité et récupère sa liberté. La journaliste décrit très justement la force des liens invisibles qui maintiennent prisonnier. La difficulté de s'en libérer. Ainsi que le conflit intérieur qui ronge le fils cadet, partagé entre son devoir filial et sa conscience morale. 🔹 @ed_iconoclaste #pascalerobertdiard  #ladeposition 
🚢 F A U X  S E M B L A N T S
#CROISIERE #COMPLOT #MENSONGE 
Un pitch alléchant, la promesse d'une intrigue à rebondissements, La croisière Charnwood tient-il réellement ses engagements ? Sur le papier, tous les ingrédients sont présents pour en faire un roman haletant. Deux hommes embarquent à bord du transatlantique Empress of Britain, direction l'Angleterre, après avoir échappé de peu à la justice américaine. Accusés de fraude, mouillés dans des escroqueries en tout genre, leur palmarès est édifiant. Habitués à retomber sur leurs pattes, il semble que cette fois-ci, le vent ait tourné. Les deux compères sont conscients qu'une fois de retour au pays, ils seront rapidement à court d'argent. Ainsi, pour parer à cette éventualité, quoi de mieux que de séduire une jeune héritière, d'extorquer à son père de quoi se retourner et s'enfuir l'affaire rondement menée. Faisant fi des civilités. Puisqu'entre autres qualifications, celle de coureur de dot leur sied comme un gant. Il faut dire qu'ils n'en sont pas à leur coup d’essai. Mais cette fois-ci, c'est différent. Rien ne se passe comme prévu. Contre toute attente, Max tombe éperdument amoureux de la jeune femme qu'il est censé duper. Tandis que Guy se languit de voir l'argent pointer le bout de son nez. Il faut croire que la chance n'est décidément plus de leur côté. Les ennuis vont s'enchaîner. L'adage "tel est pris qui croyait prendre" n'a jamais été mieux illustré. Leur plan prend l'eau de tous côtés. Max se retrouve sur le banc des accusés, inculpé pour avoir tué le père de sa fiancée. Guy, quant à lui, est englué dans un complot dont il ne saisit pas les tenants et les aboutissants, telle une marionnette aux mains d'hommes plus puissants. Amitié mystifiée, duplicité, oie blanche moins ingénue qu'il n’y parait, la situation diplomatique internationale sous la férule d'un petit groupe d'initiés... Tout y est. Et c'est précisément là, où le bât blesse. À trop en faire, on frôle l'overdose. La croisière Charnwood souffre d'un manque de crédibilité. Cela m'a gênée, m'empêchant de me laisser porter. Une lecture certes distrayante, mais un brin décevante...
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#sonatineeditions #robertgoddard #lacroisierecharnwood
🚢 F A U X S E M B L A N T S #CROISIERE  #COMPLOT  #MENSONGE  Un pitch alléchant, la promesse d'une intrigue à rebondissements, La croisière Charnwood tient-il réellement ses engagements ? Sur le papier, tous les ingrédients sont présents pour en faire un roman haletant. Deux hommes embarquent à bord du transatlantique Empress of Britain, direction l'Angleterre, après avoir échappé de peu à la justice américaine. Accusés de fraude, mouillés dans des escroqueries en tout genre, leur palmarès est édifiant. Habitués à retomber sur leurs pattes, il semble que cette fois-ci, le vent ait tourné. Les deux compères sont conscients qu'une fois de retour au pays, ils seront rapidement à court d'argent. Ainsi, pour parer à cette éventualité, quoi de mieux que de séduire une jeune héritière, d'extorquer à son père de quoi se retourner et s'enfuir l'affaire rondement menée. Faisant fi des civilités. Puisqu'entre autres qualifications, celle de coureur de dot leur sied comme un gant. Il faut dire qu'ils n'en sont pas à leur coup d’essai. Mais cette fois-ci, c'est différent. Rien ne se passe comme prévu. Contre toute attente, Max tombe éperdument amoureux de la jeune femme qu'il est censé duper. Tandis que Guy se languit de voir l'argent pointer le bout de son nez. Il faut croire que la chance n'est décidément plus de leur côté. Les ennuis vont s'enchaîner. L'adage "tel est pris qui croyait prendre" n'a jamais été mieux illustré. Leur plan prend l'eau de tous côtés. Max se retrouve sur le banc des accusés, inculpé pour avoir tué le père de sa fiancée. Guy, quant à lui, est englué dans un complot dont il ne saisit pas les tenants et les aboutissants, telle une marionnette aux mains d'hommes plus puissants. Amitié mystifiée, duplicité, oie blanche moins ingénue qu'il n’y parait, la situation diplomatique internationale sous la férule d'un petit groupe d'initiés... Tout y est. Et c'est précisément là, où le bât blesse. À trop en faire, on frôle l'overdose. La croisière Charnwood souffre d'un manque de crédibilité. Cela m'a gênée, m'empêchant de me laisser porter. Une lecture certes distrayante, mais un brin décevante... ◾️ #sonatineeditions  #robertgoddard  #lacroisierecharnwood 
👩🏻‍🎨 I M P U L S I O N  C R É A T R I C E
#COUPDECOEURLITTERAIRE #CREATIONARTISTIQUE 
Quel secret recèle ce tableau ? Les filles au lion, peint en 1936 dans un petit village d'Andalousie juste avant que la guerre civile n'éclate et ne vienne troubler le calme que sont venus chercher les Schloss, une famille viennoise en quête de tranquillité, attise la curiosité d'Odelle. Originaire des Caraïbes, Odelle habite Londres depuis cinq ans. Récemment embauchée dans une galerie d'art, elle se lie d'amitié avec Marjorie Quick, pour qui elle travaille. Au même moment, elle fait la rencontre d'un jeune homme, Lawrie, qui vient d’hériter d’un mystérieux tableau. Lorsque Quick aperçoit Les filles au lion, son sang se fige, ses yeux fixent la peinture avec avidité, le temps semble s'être arrêté. Odelle ne peut s'empêcher de remarquer le bouleversement provoqué. Elle décide d'enquêter pour dissiper le mystère qui entoure l’œuvre, démêler les fils et reconstituer le chemin parcouru par une peinture que l’on pensait disparue. Jessie Burton signe un véritable page turner au dispositif romanesque implacable. Elle fait s'entrelacer les destins en construisant son intrigue sur une double temporalité. Le tableau servant de clé de voûte. En filigrane, elle évoque la condition de l’artiste, pris en étau entre le besoin antagoniste de conserver son anonymat pour pouvoir créer en toute liberté et le désir de voir son travail exposé. C’est sur cette double nécessité que se fonde l’usurpation d’identité, noeud du roman. Olive fera endosser la paternité de son œuvre à son amant. Réalisant que son statut de femme ne ferait que l’entraver, la priver d’une reconnaissance à laquelle son talent devrait lui permettre d’accéder. De peur de voir son travail enfoui, sombrer dans les abîmes de la postérité, elle décide de s’effacer. Jessie Burton explore les origines de la création artistique, la violence qui résulte de se voir déposséder de ce que l'on a créé. Le sacrifice auquel l'on doit concéder pour accéder à la reconnaissance critique. Jessie Burton est une conteuse hors pair.
◾️
@editions_gallimard #jessieburton #lesfillesaulion
👩🏻‍🎨 I M P U L S I O N C R É A T R I C E #COUPDECOEURLITTERAIRE  #CREATIONARTISTIQUE  Quel secret recèle ce tableau ? Les filles au lion, peint en 1936 dans un petit village d'Andalousie juste avant que la guerre civile n'éclate et ne vienne troubler le calme que sont venus chercher les Schloss, une famille viennoise en quête de tranquillité, attise la curiosité d'Odelle. Originaire des Caraïbes, Odelle habite Londres depuis cinq ans. Récemment embauchée dans une galerie d'art, elle se lie d'amitié avec Marjorie Quick, pour qui elle travaille. Au même moment, elle fait la rencontre d'un jeune homme, Lawrie, qui vient d’hériter d’un mystérieux tableau. Lorsque Quick aperçoit Les filles au lion, son sang se fige, ses yeux fixent la peinture avec avidité, le temps semble s'être arrêté. Odelle ne peut s'empêcher de remarquer le bouleversement provoqué. Elle décide d'enquêter pour dissiper le mystère qui entoure l’œuvre, démêler les fils et reconstituer le chemin parcouru par une peinture que l’on pensait disparue. Jessie Burton signe un véritable page turner au dispositif romanesque implacable. Elle fait s'entrelacer les destins en construisant son intrigue sur une double temporalité. Le tableau servant de clé de voûte. En filigrane, elle évoque la condition de l’artiste, pris en étau entre le besoin antagoniste de conserver son anonymat pour pouvoir créer en toute liberté et le désir de voir son travail exposé. C’est sur cette double nécessité que se fonde l’usurpation d’identité, noeud du roman. Olive fera endosser la paternité de son œuvre à son amant. Réalisant que son statut de femme ne ferait que l’entraver, la priver d’une reconnaissance à laquelle son talent devrait lui permettre d’accéder. De peur de voir son travail enfoui, sombrer dans les abîmes de la postérité, elle décide de s’effacer. Jessie Burton explore les origines de la création artistique, la violence qui résulte de se voir déposséder de ce que l'on a créé. Le sacrifice auquel l'on doit concéder pour accéder à la reconnaissance critique. Jessie Burton est une conteuse hors pair. ◾️ @editions_gallimard #jessieburton  #lesfillesaulion 
💑 A D I E U  À  L ‘ Ê T R E  A I M É
#COUPDECOEURLITTERAIRE #ONEANDONLYLOVE 💞#DECLARATIONDAMOUR 💌
Lettre à D. est une déclaration d'amour d'une beauté inouïe et d'une délicatesse infinie. L'ultime preuve d'amour qu'André Gorz dédie à sa femme. Un an avant qu'ils ne choisissent de se suicider. Atteinte d'une maladie incurable, elle se savait condamnée. Il a fait le choix de l'accompagner, en sachant pertinemment qu’il lui aurait été insupportable de continuer à vivre sans qu’elle ne soit à ses côtés. À l'instar de ces oiseaux qui se laissent dépérir quand ils perdent leur moitié. Il n’aura jamais cessé de l’aimer. Du premier jour, où ils se sont rencontrés, jusqu'au dernier. Et pourtant ce n'était pas gagné. Lui, le juif autrichien sans argent, n'aurait jamais imaginé séduire cette anglaise tout juste débarquée. Il aura suffi d'une invitation à danser. À partir de là, ils ne se sont plus quittés. André Gorz remonte le fil de leur histoire, commencée cinquante-huit ans auparavant, et tente d’en percer le mystère. De trouver les mots justes pour exprimer la magie de leur union. La simplicité avec laquelle cette femme s'est glissée dans sa vie. Lui, pourtant d'un naturel peu enclin à partager son intimité de part ses activités d’écrivain. Il relève dans leur enfance respective des similarités. Un sentiment d'insécurité, les forçant à dissimuler leurs fragilités, qui aura fini par les rapprocher. Leur amour repose sur cet engagement. Protéger l'autre, unir leur individualité pour contrer leur vulnérabilité et ne plus faire qu’un tout inébranlable. L'auteur souligne leur complémentarité, l'impossibilité de vivre séparé l'un de l'autre. Il saisit la chance qu'ils ont eue de vivre un amour absolu. Le seul, l'unique, celui qui s'impose d'emblée comme une évidence. À qui l'on sait que l'on devra tout sacrifier et accepter de ne rien lui privilégier. Au risque de le voir nous échapper. Lettre à D. est un texte qui m'a profondément émue. De part la sincérité avec laquelle l'auteur se livre, se mettant à nu devant son lecteur, et la pudeur avec laquelle il exprime des sentiments que le passage du temps n’aura pas su émousser.
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@folio_livres #andregorz #lettreaD
💑 A D I E U À L ‘ Ê T R E A I M É #COUPDECOEURLITTERAIRE  #ONEANDONLYLOVE  💞#DECLARATIONDAMOUR  💌 Lettre à D. est une déclaration d'amour d'une beauté inouïe et d'une délicatesse infinie. L'ultime preuve d'amour qu'André Gorz dédie à sa femme. Un an avant qu'ils ne choisissent de se suicider. Atteinte d'une maladie incurable, elle se savait condamnée. Il a fait le choix de l'accompagner, en sachant pertinemment qu’il lui aurait été insupportable de continuer à vivre sans qu’elle ne soit à ses côtés. À l'instar de ces oiseaux qui se laissent dépérir quand ils perdent leur moitié. Il n’aura jamais cessé de l’aimer. Du premier jour, où ils se sont rencontrés, jusqu'au dernier. Et pourtant ce n'était pas gagné. Lui, le juif autrichien sans argent, n'aurait jamais imaginé séduire cette anglaise tout juste débarquée. Il aura suffi d'une invitation à danser. À partir de là, ils ne se sont plus quittés. André Gorz remonte le fil de leur histoire, commencée cinquante-huit ans auparavant, et tente d’en percer le mystère. De trouver les mots justes pour exprimer la magie de leur union. La simplicité avec laquelle cette femme s'est glissée dans sa vie. Lui, pourtant d'un naturel peu enclin à partager son intimité de part ses activités d’écrivain. Il relève dans leur enfance respective des similarités. Un sentiment d'insécurité, les forçant à dissimuler leurs fragilités, qui aura fini par les rapprocher. Leur amour repose sur cet engagement. Protéger l'autre, unir leur individualité pour contrer leur vulnérabilité et ne plus faire qu’un tout inébranlable. L'auteur souligne leur complémentarité, l'impossibilité de vivre séparé l'un de l'autre. Il saisit la chance qu'ils ont eue de vivre un amour absolu. Le seul, l'unique, celui qui s'impose d'emblée comme une évidence. À qui l'on sait que l'on devra tout sacrifier et accepter de ne rien lui privilégier. Au risque de le voir nous échapper. Lettre à D. est un texte qui m'a profondément émue. De part la sincérité avec laquelle l'auteur se livre, se mettant à nu devant son lecteur, et la pudeur avec laquelle il exprime des sentiments que le passage du temps n’aura pas su émousser. ◾️ @folio_livres #andregorz  #lettreaD 
🛋 P R E M I E R  R O M A N
#PREMIERROMAN #CRIMINALMINDS 💭 #PSYCHIATRIE #MANIPULATION #FOLIE 
Julia Deck, pour son premier roman, fixe son intrigue dans la tête d'une meurtrière. Viviane Élisabeth Fauville a quarante-deux ans, un enfant qui vient d'arriver, un mari qui vient de la quitter et un psy incapable de la soulager. Ou plutôt devrais-je dire avait. Puisque son psychanalyste, justement, elle vient de le tuer. Mort poignardé, il gît dans son cabinet. Il faut dire qu'Élisabeth en a eu marre. Sa claque de cet argent gaspillé, de ces heures passées à se confier sans percevoir le moindre signe de changement. Le couteau, une fois le sale boulot fait, elle l'a lavé et soigneusement replacé là où elle l'avait trouvé. Chez son futur ex-mari. Après, elle est rentrée s'occuper du bébé. Le bercer et le câliner. Puis, c'est le flou. Les souvenirs se brouillent. Ce n'est que le lendemain matin, qu'elle se souvient. La veille, elle avait vaqué à ses occupations comme si de rien n'était. Mais là impossible. Le bébé va se réveiller. Elle ne doit pas tergiverser. Il faut trancher. Élaborer un plan et s'y tenir. Interrogée sur son emploi du temps, Élisabeth ment. Son psy ? Oui, oui, elle s'en souvient. Mais évidemment qu'il était vivant quand elle l'a quitté. Quelle idée ! Elle, une meurtrière ? Certainement pas. Juste une mère célibataire tentant d'élever seule son enfant. Anxieuse ? On le serait pour moins, non ? À cela s'ajoute la menace d'être remplacée par celle qui a été recrutée pendant son congé maternité. Viviane Élisabeth Fauville se sent menacée. Tous lui rappellent qu'elle est vieille, dépassée, usée, prête à être jetée. La réussite de l'auteure est l'emploi du "je", qui produit un effet de réalisme saisissant. Julia Deck retranscrit avec précision les mécanismes psychologiques à l’œuvre dans l'esprit d'une meurtrière. Sa paranoïa et ses tentatives désespérées de nier sa culpabilité. Elle explore la psyché d'une femme épuisée qui voit son monde s'effriter et sa mémoire lui échapper. Julia Deck manipule son lecteur avec dextérité et signe un premier roman troublant.
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@editionsdeminuit #juliadeck #vivianeelisabethfauville
🛋 P R E M I E R R O M A N #PREMIERROMAN  #CRIMINALMINDS  💭 #PSYCHIATRIE  #MANIPULATION  #FOLIE  Julia Deck, pour son premier roman, fixe son intrigue dans la tête d'une meurtrière. Viviane Élisabeth Fauville a quarante-deux ans, un enfant qui vient d'arriver, un mari qui vient de la quitter et un psy incapable de la soulager. Ou plutôt devrais-je dire avait. Puisque son psychanalyste, justement, elle vient de le tuer. Mort poignardé, il gît dans son cabinet. Il faut dire qu'Élisabeth en a eu marre. Sa claque de cet argent gaspillé, de ces heures passées à se confier sans percevoir le moindre signe de changement. Le couteau, une fois le sale boulot fait, elle l'a lavé et soigneusement replacé là où elle l'avait trouvé. Chez son futur ex-mari. Après, elle est rentrée s'occuper du bébé. Le bercer et le câliner. Puis, c'est le flou. Les souvenirs se brouillent. Ce n'est que le lendemain matin, qu'elle se souvient. La veille, elle avait vaqué à ses occupations comme si de rien n'était. Mais là impossible. Le bébé va se réveiller. Elle ne doit pas tergiverser. Il faut trancher. Élaborer un plan et s'y tenir. Interrogée sur son emploi du temps, Élisabeth ment. Son psy ? Oui, oui, elle s'en souvient. Mais évidemment qu'il était vivant quand elle l'a quitté. Quelle idée ! Elle, une meurtrière ? Certainement pas. Juste une mère célibataire tentant d'élever seule son enfant. Anxieuse ? On le serait pour moins, non ? À cela s'ajoute la menace d'être remplacée par celle qui a été recrutée pendant son congé maternité. Viviane Élisabeth Fauville se sent menacée. Tous lui rappellent qu'elle est vieille, dépassée, usée, prête à être jetée. La réussite de l'auteure est l'emploi du "je", qui produit un effet de réalisme saisissant. Julia Deck retranscrit avec précision les mécanismes psychologiques à l’œuvre dans l'esprit d'une meurtrière. Sa paranoïa et ses tentatives désespérées de nier sa culpabilité. Elle explore la psyché d'une femme épuisée qui voit son monde s'effriter et sa mémoire lui échapper. Julia Deck manipule son lecteur avec dextérité et signe un premier roman troublant. ◾️ @editionsdeminuit #juliadeck  #vivianeelisabethfauville 
🧨 C H R O N I Q U E  F A M I L I A L E
#COUPDECOEURLITTERAIRE #MUSTREAD #MONEYMONEY 💷 #SOBRITISH #SATIREPOLITIQUE #ESTABLISHMENT 
Publié en 1994, le roman de Jonathan Coe n'a pas pris une ride avec le temps. Portraitiste de génie et chroniqueur brillant de son temps, l'auteur britannique, sous couvert d'un humour corrosif, excelle dans l'art de livrer une critique acerbe de la société. Cette fois-ci c'est à la famille Winshaw qu'il s'en prend. Michael Owen, jeune auteur prometteur se voit confier une mission singulière. Celle de rédiger la chronique de cette célèbre famille, composée d’énergumènes dégénérés. La personne qui l’a missionné n'est autre que Tabitha Winshaw. Vieille fille toquée internée depuis des années après avoir accusé son frère Lawrence d'avoir fait assassiner son autre frère Godfrey en collaborant avec les allemands. À mi-chemin entre l'intrigue policière et la satire politique, Testament à l'anglaise est un roman décapant. Sous la plume féroce de Jonathan Coe, chacun en prend pour son grade. Il faut dire que la famille Winshaw offre un portrait saisissant. Ses membres se distinguant par leur médiocrité crasse et leur penchant pour l'argent. L'écrivain britannique s'en prend violemment à l'élite politique de son pays. Aux dirigeants dépourvus d'éthique qui sous l'ère Thatcher ont hissé l'argent en valeur souveraine. Imposant un libéralisme économique, qui selon la mécanique bien huilée du vase communiquant leur assuraient de s'enrichir grassement. La colère de l'auteur affleure dans sa description d'une élite politique corrompue, dont la cupidité n'a d'égal que sa vacuité. Jonathan Coe prouve que les sphères du pouvoir sont inextricablement liées et touchent tous les domaines de la société. Que le pouvoir au main d'une minorité ne peut in fine que servir ses intérêts. La construction est habile et l'intrigue bien ficelée. L’auteur ose tout. L'humour typiquement anglais atténue la violence des arguments, tout en faisant grincer des dents. Le tableau n'en est pas moins affligeant et n'a rien perdu de son mordant.
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@folio_livres #jonathancoe #testamentalanglaise
🧨 C H R O N I Q U E F A M I L I A L E #COUPDECOEURLITTERAIRE  #MUSTREAD  #MONEYMONEY  💷 #SOBRITISH  #SATIREPOLITIQUE  #ESTABLISHMENT  Publié en 1994, le roman de Jonathan Coe n'a pas pris une ride avec le temps. Portraitiste de génie et chroniqueur brillant de son temps, l'auteur britannique, sous couvert d'un humour corrosif, excelle dans l'art de livrer une critique acerbe de la société. Cette fois-ci c'est à la famille Winshaw qu'il s'en prend. Michael Owen, jeune auteur prometteur se voit confier une mission singulière. Celle de rédiger la chronique de cette célèbre famille, composée d’énergumènes dégénérés. La personne qui l’a missionné n'est autre que Tabitha Winshaw. Vieille fille toquée internée depuis des années après avoir accusé son frère Lawrence d'avoir fait assassiner son autre frère Godfrey en collaborant avec les allemands. À mi-chemin entre l'intrigue policière et la satire politique, Testament à l'anglaise est un roman décapant. Sous la plume féroce de Jonathan Coe, chacun en prend pour son grade. Il faut dire que la famille Winshaw offre un portrait saisissant. Ses membres se distinguant par leur médiocrité crasse et leur penchant pour l'argent. L'écrivain britannique s'en prend violemment à l'élite politique de son pays. Aux dirigeants dépourvus d'éthique qui sous l'ère Thatcher ont hissé l'argent en valeur souveraine. Imposant un libéralisme économique, qui selon la mécanique bien huilée du vase communiquant leur assuraient de s'enrichir grassement. La colère de l'auteur affleure dans sa description d'une élite politique corrompue, dont la cupidité n'a d'égal que sa vacuité. Jonathan Coe prouve que les sphères du pouvoir sont inextricablement liées et touchent tous les domaines de la société. Que le pouvoir au main d'une minorité ne peut in fine que servir ses intérêts. La construction est habile et l'intrigue bien ficelée. L’auteur ose tout. L'humour typiquement anglais atténue la violence des arguments, tout en faisant grincer des dents. Le tableau n'en est pas moins affligeant et n'a rien perdu de son mordant. ◾️ @folio_livres #jonathancoe  #testamentalanglaise 
🌙 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #THRILLERPSYCHOLOGIQUE  #MYSTERE #FANTASTIQUE #MEMOIRE 
Et vous, comme réagiriez-vous si vous vous retrouviez nez à nez avec votre double ? Non pas votre reflet, mais celui que vous étiez il y a quelques années. Vous seriez sans doute décontenancé, un brin effrayé. Prêt à suivre de près celui qui vous a volé votre identité, à lever le voile sur cette rencontre fortuite et particulièrement dérangeante. C'est cette expérience que le narrateur raconte à Lena. Ou peut-être Magdalena. Puisque la femme à qui il confie son histoire, il ne l'a pas choisie au hasard. Portrait craché de la femme qu'il a aimé, il y a de ça des années et qu'il a fini par quitter. Envoûtant ce dernier roman de Peter Stamm. L'auteur joue avec son lecteur, c'est un prestidigitateur. Brouillant les pistes, louvoyant à travers le temps. Un temps fragmenté rendant possible les retours en arrière et bonds en avant, faisant coïncider passé et présent dans une simultanéité troublante. La construction du texte est exemplaire. Elle donne l'impression au lecteur d'évoluer dans un palais des glaces, oú les miroirs reproduiraient à l'infini le reflet du sujet qui s'y regarderait. L'intrigue est labyrinthique. Véritable kaléidoscope d'époques qui se télescopent. Le passé se dérobant, effacé par le présent à la manière d'un fichier écrasé. Peter Stamm signe un roman brillant qui entremêle fantasme et réalité et où le lecteur désorienté finit par perdre pied. Une réflexion étourdissante sur la construction de l'identité et l'idée illusoire d'une réalité immuable. Pour apprécier la beauté de ce texte encore faut-il que le lecteur accepte de ne pas tout maîtriser. De se laisser envoûter par la subtilité de la construction et la finesse d'une écriture où tout est suggéré. La douce indifférence du monde est un roman d'atmosphère auréolé de mystère, progressant à la lisière du surnaturel. Peter Stamm se plaît à faire s'enlacer les destins, s'entrecroiser les acteurs, sans jamais donner les clés à son lecteur. Il ne laisse rien filtrer. La dernière page du roman tournée, le mystère reste entier.
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@editions_bourgois #peterstamm #ladouceindifferencedumonde
🌙 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #THRILLERPSYCHOLOGIQUE  #MYSTERE  #FANTASTIQUE  #MEMOIRE  Et vous, comme réagiriez-vous si vous vous retrouviez nez à nez avec votre double ? Non pas votre reflet, mais celui que vous étiez il y a quelques années. Vous seriez sans doute décontenancé, un brin effrayé. Prêt à suivre de près celui qui vous a volé votre identité, à lever le voile sur cette rencontre fortuite et particulièrement dérangeante. C'est cette expérience que le narrateur raconte à Lena. Ou peut-être Magdalena. Puisque la femme à qui il confie son histoire, il ne l'a pas choisie au hasard. Portrait craché de la femme qu'il a aimé, il y a de ça des années et qu'il a fini par quitter. Envoûtant ce dernier roman de Peter Stamm. L'auteur joue avec son lecteur, c'est un prestidigitateur. Brouillant les pistes, louvoyant à travers le temps. Un temps fragmenté rendant possible les retours en arrière et bonds en avant, faisant coïncider passé et présent dans une simultanéité troublante. La construction du texte est exemplaire. Elle donne l'impression au lecteur d'évoluer dans un palais des glaces, oú les miroirs reproduiraient à l'infini le reflet du sujet qui s'y regarderait. L'intrigue est labyrinthique. Véritable kaléidoscope d'époques qui se télescopent. Le passé se dérobant, effacé par le présent à la manière d'un fichier écrasé. Peter Stamm signe un roman brillant qui entremêle fantasme et réalité et où le lecteur désorienté finit par perdre pied. Une réflexion étourdissante sur la construction de l'identité et l'idée illusoire d'une réalité immuable. Pour apprécier la beauté de ce texte encore faut-il que le lecteur accepte de ne pas tout maîtriser. De se laisser envoûter par la subtilité de la construction et la finesse d'une écriture où tout est suggéré. La douce indifférence du monde est un roman d'atmosphère auréolé de mystère, progressant à la lisière du surnaturel. Peter Stamm se plaît à faire s'enlacer les destins, s'entrecroiser les acteurs, sans jamais donner les clés à son lecteur. Il ne laisse rien filtrer. La dernière page du roman tournée, le mystère reste entier. ◾️ @editions_bourgois #peterstamm  #ladouceindifferencedumonde 
🔪 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #PREMIERROMAN 👭 #SISTERPOWER #SURVIE #HIGLANDS 🍁 #NATUREWRITING 
Le premier roman de Mick Kitson s'inscrit dans la veine des écrits de nature writing, tels que « Dans la forêt » de Jean Hegland ou « My absolute darling » de Gabriel Tallent. Il souligne l’âpreté de la nature tout en lui concédant le pouvoir d’apaiser les âmes blessées. C'est au cœur de la forêt des Higlands, dans un décor d'une beauté saisissante, que Sal et Peppa ont trouvé refuge. L'hostilité de la nature devenant leur allié. Âgées respectivement de dix et treize ans, Peppa et Sal ont très tôt été confrontées à la violence des hommes. Se cognant prématurément à l'inaptitude des adultes à les protéger et par conséquent à leur propre vulnérabilité. Leur mère, ivre du matin au soir, était plus occupée à se soûler qu'à empêcher son compagnon d'abuser de l'aîné. Ce n'est que le jour où Sal réalise que Peppa se rapproche dangereusement de ses dix ans, âge fatidique auquel son beau-père a prévu de lui réserver le même traitement, qu'elle comprend que la meilleure issue est encore de le tuer. Dès lors, elle prépare méticuleusement leur fuite, ne laissant rien au hasard. Sal devient une as de la survie, une experte de l’art de dépecer un lapin ou de pêcher un brocher. Tout est soigneusement orchestré. Le jour J, Sal enferme sa mère à clé, pour ne pas qu'elle soit soupçonnée, et tue son beau-père de trois coups de couteau bien assénés. Mick Kitson explore avec acuité la force des liens fraternels, l'instinct de protection et la complicité matinée d'une tendresse infinie qui lie les deux soeurs. On est troublé par la maturité de l'aînée dont le courage force l'admiration. À travers le parcours chaotique des deux jeunes filles, Mick Kitson retranscrit le regard désabusé des enfants qui trop jeunes ont été exposés à la cruauté. Le ton du roman est rafraichissant. Le retour à l’état sauvage salutaire. La nature offre un havre de paix pour qui chercherait à s’éloigner d’une société viciée. Elle contient en elle la promesse d’un monde réenchanté.
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@editionsmetailie #manueldesurviealusagedesjeunesfilles #mickkitson
🔪 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #PREMIERROMAN  👭 #SISTERPOWER  #SURVIE  #HIGLANDS  🍁 #NATUREWRITING  Le premier roman de Mick Kitson s'inscrit dans la veine des écrits de nature writing, tels que « Dans la forêt » de Jean Hegland ou « My absolute darling » de Gabriel Tallent. Il souligne l’âpreté de la nature tout en lui concédant le pouvoir d’apaiser les âmes blessées. C'est au cœur de la forêt des Higlands, dans un décor d'une beauté saisissante, que Sal et Peppa ont trouvé refuge. L'hostilité de la nature devenant leur allié. Âgées respectivement de dix et treize ans, Peppa et Sal ont très tôt été confrontées à la violence des hommes. Se cognant prématurément à l'inaptitude des adultes à les protéger et par conséquent à leur propre vulnérabilité. Leur mère, ivre du matin au soir, était plus occupée à se soûler qu'à empêcher son compagnon d'abuser de l'aîné. Ce n'est que le jour où Sal réalise que Peppa se rapproche dangereusement de ses dix ans, âge fatidique auquel son beau-père a prévu de lui réserver le même traitement, qu'elle comprend que la meilleure issue est encore de le tuer. Dès lors, elle prépare méticuleusement leur fuite, ne laissant rien au hasard. Sal devient une as de la survie, une experte de l’art de dépecer un lapin ou de pêcher un brocher. Tout est soigneusement orchestré. Le jour J, Sal enferme sa mère à clé, pour ne pas qu'elle soit soupçonnée, et tue son beau-père de trois coups de couteau bien assénés. Mick Kitson explore avec acuité la force des liens fraternels, l'instinct de protection et la complicité matinée d'une tendresse infinie qui lie les deux soeurs. On est troublé par la maturité de l'aînée dont le courage force l'admiration. À travers le parcours chaotique des deux jeunes filles, Mick Kitson retranscrit le regard désabusé des enfants qui trop jeunes ont été exposés à la cruauté. Le ton du roman est rafraichissant. Le retour à l’état sauvage salutaire. La nature offre un havre de paix pour qui chercherait à s’éloigner d’une société viciée. Elle contient en elle la promesse d’un monde réenchanté. ◾️ @editionsmetailie #manueldesurviealusagedesjeunesfilles  #mickkitson 
👑 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #ALIENORDAQUITAINE 🛡#REINE ⚜️ #INSOUMISE ⚡️#FEMMEDEPOUVOIR 
Aliénor d'Aquitaine semble exercer une étrange fascination sur Clara Dupont-Monod, qui lui a déjà consacré son précédent roman. L'auteure a su saisir la dimension romanesque d'un destin de femme hors du commun. Reine insoumise et féministe avant l'heure, son règne fut marqué par la transgression de tous les codes de la société médiévale, sur laquelle elle exerça une influence considérable. Elle fut deux fois reine, divorça de Louis VII pour convoler deux mois plus tard avec le futur roi d'Angleterre. De dix ans son cadet. Durant ce court laps de temps, elle échappa à deux tentatives d'enlèvement. Puisque à la tête d'un territoire plus vaste que le royaume de France, elle ne manquait pas d'attiser toutes les convoitises. La révolte raconte à travers les yeux de son fils adoré, Richard Coeur de Lion, un épisode épique de son règne. Devenue reine d'Angleterre et mère de huit enfants en seulement treize ans, elle réalise que le contrat scellé le jour de son mariage est caduque. Le Plantagenêt a fait main basse sur l'Aquitaine. Elle, pour qui les mots ont valeur de promesse, a le sentiment d'avoir été trahie et humiliée. Dépossédée d'une terre qui lui revient, elle est piquée au vif. La colère gronde en elle. Le Plantagenêt commet l'erreur de négliger son orgueil blessé. Et pourtant il n'y a pas pire qu'une femme bafouée. Surtout quand celle-ci est dotée d'une poigne de fer. En coulisse, elle prépare sa vengeance. Elle ourdit un complot, exécuté par ses fils et dont elle est le cerveau, en bénéficiant du soutien de son ex-mari. Douce ironie. Le roman s'ouvre sur cette scène, Aliénor convoque ses fils et leur ordonne de renverser leur père. Fine tacticienne, elle maîtrise l'art de la guerre. Elle est un personnage idéal de roman, une femme de pouvoir pourvue d'un esprit guerrier qui a su s'imposer à une époque où les hommes dominaient. D'une liberté absolue, elle se soustrait à toute forme d'autorité. Bien qu'il lui manque le souffle épique des grands romans, La révolte n'en est pas moins passionnant.
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@editionsstock #claradupontmonod #larevolte
👑 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #ALIENORDAQUITAINE  🛡#REINE  ⚜️ #INSOUMISE  ⚡️#FEMMEDEPOUVOIR  Aliénor d'Aquitaine semble exercer une étrange fascination sur Clara Dupont-Monod, qui lui a déjà consacré son précédent roman. L'auteure a su saisir la dimension romanesque d'un destin de femme hors du commun. Reine insoumise et féministe avant l'heure, son règne fut marqué par la transgression de tous les codes de la société médiévale, sur laquelle elle exerça une influence considérable. Elle fut deux fois reine, divorça de Louis VII pour convoler deux mois plus tard avec le futur roi d'Angleterre. De dix ans son cadet. Durant ce court laps de temps, elle échappa à deux tentatives d'enlèvement. Puisque à la tête d'un territoire plus vaste que le royaume de France, elle ne manquait pas d'attiser toutes les convoitises. La révolte raconte à travers les yeux de son fils adoré, Richard Coeur de Lion, un épisode épique de son règne. Devenue reine d'Angleterre et mère de huit enfants en seulement treize ans, elle réalise que le contrat scellé le jour de son mariage est caduque. Le Plantagenêt a fait main basse sur l'Aquitaine. Elle, pour qui les mots ont valeur de promesse, a le sentiment d'avoir été trahie et humiliée. Dépossédée d'une terre qui lui revient, elle est piquée au vif. La colère gronde en elle. Le Plantagenêt commet l'erreur de négliger son orgueil blessé. Et pourtant il n'y a pas pire qu'une femme bafouée. Surtout quand celle-ci est dotée d'une poigne de fer. En coulisse, elle prépare sa vengeance. Elle ourdit un complot, exécuté par ses fils et dont elle est le cerveau, en bénéficiant du soutien de son ex-mari. Douce ironie. Le roman s'ouvre sur cette scène, Aliénor convoque ses fils et leur ordonne de renverser leur père. Fine tacticienne, elle maîtrise l'art de la guerre. Elle est un personnage idéal de roman, une femme de pouvoir pourvue d'un esprit guerrier qui a su s'imposer à une époque où les hommes dominaient. D'une liberté absolue, elle se soustrait à toute forme d'autorité. Bien qu'il lui manque le souffle épique des grands romans, La révolte n'en est pas moins passionnant. ◾️ @editionsstock #claradupontmonod  #larevolte 
🥂 R EN T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #SATIRE #ARISTO #VERSAILLES 🏰 #HEDONISME  #AMBITION 
Portrait grinçant de l'aristocratie versaillaise, Les belles ambitieuses est un roman délicieux. Une petite friandise, qui passé les premiers instants révèle un parfum acidulé qui vous pique le nez. Sous des airs faussement légers, Stéphane Hoffmann se plaît à épingler tout ce que la bonne société compte d’opportunistes et d'ambitieux. Tout droit sorti du sérail, Amblard Blamont-Chauvry fait figure d'exception puisqu'il n'entend pas suivre la route qui lui a été tracée depuis qu'il est né. Il a beau être polytechnicien et énarque, sa vie il la conçoit autrement qu'à se tenir le doigt en l'air en espérant sentir le vent tourné en vue d'être bien placé sur l'échiquier pour ne surtout pas manquer une belle opportunité. À tous ces agités prêts à tout pour se hisser au sommet de l'État, il oppose une douce léthargie. La perspective de profiter des avantages que lui octroie sa naissance semble bien plus alléchante pour cet hédoniste de nature qui se dédie à une vie de plaisirs et d'oisiveté. Et pourtant, ironie du sort, il se retrouve affublé, cinq mois seulement après l'avoir rencontrée, d'une épouse dont les dents rayent le parquet. De ce couple mal assorti, l’auteur tire une satire à peine dissimulée de notre société. Égratignant au passage l'élitisme poussiéreux à la française. L'auteur se délecte à observer la stérilité déconcertante des diners mondains, où les tirades enflammées de ceux qui les meublent ne servent que les intérêts particuliers de ceux qui les prononcent. Au ballet des affamés, notre anti-héros se contente d'assister en qualité d'invité, amusé de constater que ses anciens camarades dépensent une énergie folle là où lui se contente de se laisser porter. Amblard a choisi son camp. Quitte pour cela à être persona non grata. Stéphane Hoffmann par le biais de cet anti-héros pose la question du bonheur. Habitué à déplacer le cursus de ses exigences, l'homme le place constamment hors de portée. Ne serait-il pas plus judicieux de se libérer de cette condition d’être éternellement insatisfait ?
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@editionsalbinmichel #stephanehoffmann #lesbellesambitieuses
🥂 R EN T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #SATIRE  #ARISTO  #VERSAILLES  🏰 #HEDONISME  #AMBITION  Portrait grinçant de l'aristocratie versaillaise, Les belles ambitieuses est un roman délicieux. Une petite friandise, qui passé les premiers instants révèle un parfum acidulé qui vous pique le nez. Sous des airs faussement légers, Stéphane Hoffmann se plaît à épingler tout ce que la bonne société compte d’opportunistes et d'ambitieux. Tout droit sorti du sérail, Amblard Blamont-Chauvry fait figure d'exception puisqu'il n'entend pas suivre la route qui lui a été tracée depuis qu'il est né. Il a beau être polytechnicien et énarque, sa vie il la conçoit autrement qu'à se tenir le doigt en l'air en espérant sentir le vent tourné en vue d'être bien placé sur l'échiquier pour ne surtout pas manquer une belle opportunité. À tous ces agités prêts à tout pour se hisser au sommet de l'État, il oppose une douce léthargie. La perspective de profiter des avantages que lui octroie sa naissance semble bien plus alléchante pour cet hédoniste de nature qui se dédie à une vie de plaisirs et d'oisiveté. Et pourtant, ironie du sort, il se retrouve affublé, cinq mois seulement après l'avoir rencontrée, d'une épouse dont les dents rayent le parquet. De ce couple mal assorti, l’auteur tire une satire à peine dissimulée de notre société. Égratignant au passage l'élitisme poussiéreux à la française. L'auteur se délecte à observer la stérilité déconcertante des diners mondains, où les tirades enflammées de ceux qui les meublent ne servent que les intérêts particuliers de ceux qui les prononcent. Au ballet des affamés, notre anti-héros se contente d'assister en qualité d'invité, amusé de constater que ses anciens camarades dépensent une énergie folle là où lui se contente de se laisser porter. Amblard a choisi son camp. Quitte pour cela à être persona non grata. Stéphane Hoffmann par le biais de cet anti-héros pose la question du bonheur. Habitué à déplacer le cursus de ses exigences, l'homme le place constamment hors de portée. Ne serait-il pas plus judicieux de se libérer de cette condition d’être éternellement insatisfait ? ◾️ @editionsalbinmichel #stephanehoffmann  #lesbellesambitieuses 
🥃 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #COUPDECOEURLITTERAIRE #PREMIERAMOUR #MASTERPIECE
«Préféreriez-vous aimer davantage, et souffrir davantage ; ou aimer moins, et moins souffrir ?» C'est à cette question faussement ouverte, puisque suggérant d'être capable de faire preuve de discernement en amour, placée en exergue du roman, que Julian Barnes tente de répondre. Paul a dix-neuf, Susan quarante-huit, un mari et deux enfants, lorsqu'ils se rencontrent au club de tennis. Entre eux, l'amour s'impose d'emblée. Leur valant d'être exclus du club pour comportement indécent, avec ce flegme si anglais et cette désapprobation délicieusement tue accompagnant la résolution d'une situation jugée moralement malséante. Le bannissement de l’établissement équivaut à une forme d’exclusion sociale. Les deux amants partent pour Londres. Paul est empli de fierté à l'idée d'avoir su s'affranchir des codes étriqués de la société. Il est galvanisé et aveuglé par cet amour transgressif capable de triompher des obstacles se présentant. Jusqu'au jour où il découvre que Susan lui cache un secret. Elle est alcoolique. Julian Barnes déploie des trésors de sagacité dans sa manière de retranscrire un premier amour. Du sentiment d'élection aux affres de la désillusion. Il fait se confronter l'absolu au principe de réalité. Parvenu au terme de sa vie, Paul porte un regard d'une extrême lucidité sur ses jeunes années à l'aune de son expérience et du temps écoulé. Il remonte le fil de son histoire nous dévoilant la lente mutation d'un amour éclatant en une lente agonie. La perte de l'être aimé dont l'existence se dissout progressivement dans les effluves d'alcool, brouillant jusqu'aux liens les unissant. L'issue inéluctable qu’il se refuse à envisager puisque témoignant de son incapacité à sauver celle qu’il aime. Julian Barnes est un portraitiste de génie, qui avec une élégance folle ausculte l'éclosion des sentiments jusqu'à leur lent délitement. Interrogeant la capacité de chacun à résister au poids du passé, ainsi que le pouvoir de l'amour de nous en libérer, empêchant l'étau de se resserrer. Julian Barnes signe un très grand roman.
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@mercuredefrance #julianbarnes #laseulehistoire
🥃 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #COUPDECOEURLITTERAIRE  #PREMIERAMOUR  #MASTERPIECE  «Préféreriez-vous aimer davantage, et souffrir davantage ; ou aimer moins, et moins souffrir ?» C'est à cette question faussement ouverte, puisque suggérant d'être capable de faire preuve de discernement en amour, placée en exergue du roman, que Julian Barnes tente de répondre. Paul a dix-neuf, Susan quarante-huit, un mari et deux enfants, lorsqu'ils se rencontrent au club de tennis. Entre eux, l'amour s'impose d'emblée. Leur valant d'être exclus du club pour comportement indécent, avec ce flegme si anglais et cette désapprobation délicieusement tue accompagnant la résolution d'une situation jugée moralement malséante. Le bannissement de l’établissement équivaut à une forme d’exclusion sociale. Les deux amants partent pour Londres. Paul est empli de fierté à l'idée d'avoir su s'affranchir des codes étriqués de la société. Il est galvanisé et aveuglé par cet amour transgressif capable de triompher des obstacles se présentant. Jusqu'au jour où il découvre que Susan lui cache un secret. Elle est alcoolique. Julian Barnes déploie des trésors de sagacité dans sa manière de retranscrire un premier amour. Du sentiment d'élection aux affres de la désillusion. Il fait se confronter l'absolu au principe de réalité. Parvenu au terme de sa vie, Paul porte un regard d'une extrême lucidité sur ses jeunes années à l'aune de son expérience et du temps écoulé. Il remonte le fil de son histoire nous dévoilant la lente mutation d'un amour éclatant en une lente agonie. La perte de l'être aimé dont l'existence se dissout progressivement dans les effluves d'alcool, brouillant jusqu'aux liens les unissant. L'issue inéluctable qu’il se refuse à envisager puisque témoignant de son incapacité à sauver celle qu’il aime. Julian Barnes est un portraitiste de génie, qui avec une élégance folle ausculte l'éclosion des sentiments jusqu'à leur lent délitement. Interrogeant la capacité de chacun à résister au poids du passé, ainsi que le pouvoir de l'amour de nous en libérer, empêchant l'étau de se resserrer. Julian Barnes signe un très grand roman. ◾️ @mercuredefrance #julianbarnes  #laseulehistoire 
📸 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #PHOTOGRAPHIE #CAMERA #TRUTHOFLIFE #GUERRE 💥 #MORT
Jérôme Ferrari, lauréat du Prix littéraire Le Monde 2018 avec À son image, fait de la photographie de guerre le sujet de son dernier roman. Celle qui fige le temps, obligeant le photographe à saisir le moment, à croquer le présent alors même que cette vérité fixée appartient déjà au passé. La photographie, telle que décrite par Jérôme Ferrari, a une double fonction de conservation. À la fois fixant un instant avant l'inéluctable basculement, tout en préservant de l'oubli. Trace éternelle léguée à la postérité, elle a pour vocation de témoigner de l'authenticité d'une situation dans sa plus cruelle réalité. Et c'est précisément le lien que la photo entretient avec la mort qui fascine l'héroïne. Clé de voute de l'entrelacs macabre composé de sa vie sur l'île de beauté à côtoyer des nationalistes corses et de celle qu'elle s'en va photographier en Yougoslavie. La relation d'attraction répulsion qu'elle entretient avec la mort se manifeste dans les pellicules qu'elle se refuse à développer. Cette manie témoigne chez elle d'un désir de se confronter à la mort tout en tentant désespérément de la maintenir à distance. Jérôme Ferrari souligne avec justesse la caractère ambigu de la photographie professionnelle, qui futile ne mérite pas d'être conservée, mais qui lorsqu'elle est le reflet d'une réalité trop atroce pour être dévoilée ferait mieux de rester cachée. À travers ce livre, l'auteur redonne à la photo son pouvoir d'évocation, terni par les clichés d'une excessive banalité dont nous sommes entourés. Si l'écriture est très belle, figurative, elle s'attache à coller au plus près du réel tout en étant teintée d'un certain mysticisme, et le sujet captivant, j'aurais préféré qu'il soit traité sous la forme d'un essai plutôt que d'un roman. Antonia m'a semblé n'être que le prétexte à une réflexion approfondie sur la photographie. Le projet sous-jacent du roman consistant à interroger le lien ténu que la photographie entretient avec la mort et le réel. Ce positionnement flou m'a dérangé et empêché d'entrer tout à fait dans le roman.
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#actessud #jeromeferrari #asonimage
📸 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #PHOTOGRAPHIE  #CAMERA  #TRUTHOFLIFE  #GUERRE  💥 #MORT  Jérôme Ferrari, lauréat du Prix littéraire Le Monde 2018 avec À son image, fait de la photographie de guerre le sujet de son dernier roman. Celle qui fige le temps, obligeant le photographe à saisir le moment, à croquer le présent alors même que cette vérité fixée appartient déjà au passé. La photographie, telle que décrite par Jérôme Ferrari, a une double fonction de conservation. À la fois fixant un instant avant l'inéluctable basculement, tout en préservant de l'oubli. Trace éternelle léguée à la postérité, elle a pour vocation de témoigner de l'authenticité d'une situation dans sa plus cruelle réalité. Et c'est précisément le lien que la photo entretient avec la mort qui fascine l'héroïne. Clé de voute de l'entrelacs macabre composé de sa vie sur l'île de beauté à côtoyer des nationalistes corses et de celle qu'elle s'en va photographier en Yougoslavie. La relation d'attraction répulsion qu'elle entretient avec la mort se manifeste dans les pellicules qu'elle se refuse à développer. Cette manie témoigne chez elle d'un désir de se confronter à la mort tout en tentant désespérément de la maintenir à distance. Jérôme Ferrari souligne avec justesse la caractère ambigu de la photographie professionnelle, qui futile ne mérite pas d'être conservée, mais qui lorsqu'elle est le reflet d'une réalité trop atroce pour être dévoilée ferait mieux de rester cachée. À travers ce livre, l'auteur redonne à la photo son pouvoir d'évocation, terni par les clichés d'une excessive banalité dont nous sommes entourés. Si l'écriture est très belle, figurative, elle s'attache à coller au plus près du réel tout en étant teintée d'un certain mysticisme, et le sujet captivant, j'aurais préféré qu'il soit traité sous la forme d'un essai plutôt que d'un roman. Antonia m'a semblé n'être que le prétexte à une réflexion approfondie sur la photographie. Le projet sous-jacent du roman consistant à interroger le lien ténu que la photographie entretient avec la mort et le réel. Ce positionnement flou m'a dérangé et empêché d'entrer tout à fait dans le roman. ◾️ #actessud  #jeromeferrari  #asonimage 
📚 R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #TOMBEAUDEMOTS 🖤 #IMMORTEL #FRATRIE #MELANCOLIE #amoureuxdeslivres #premierroman
Journaliste à Elle, magazine au sein duquel elle dirige la rubrique « Livre » et chroniqueuse littéraire pétillante dans la célèbre émission Le Masque et la Plume, Olivia de Lamberterie a ce don exceptionnel de faire aimer les livres. Alors quel plus beau cadeau aurait-elle pu faire à ce frère disparu que de lui bâtir un tombeau fait de mots ? Matériau précieux dont elle s’enivre quotidiennement. Elle qui affirme ne jamais en être rassasiée, s'en abreuver continuellement pour y puiser une certaine vérité, se voit couper l'herbe sous le pied lorsqu'elle comprend que son frère s'est suicidé. De la journaliste on a l'image d'une femme solaire et douce. C'est une autre facette qu'elle dévoile dans ce premier roman. Issue d'une famille bourgeoise, on l'imaginait privilégiée, préservée, comme évoluant dans un cadre ouaté. Et pourtant, la fatalité la rattrape ce matin du 14 octobre 2015. Ce n'est pas la première fois que le destin s'acharne sur sa famille. D'ailleurs la mort rode comme un spectre et s’abat principalement sur les hommes. Leur ôtant peu à peu l'envie de vivre. La mélancolie se diffuse insidieusement en eux, empoisonne les moments les plus heureux. Les plonge dans une atmosphère crépusculaire. La nuit finit par étendre tout à fait son emprise. Rien n'y fait, c'est un combat à armes inégales. Il est perdu d'avance. Le frère chéri, l'enfant prodige ne fait pas exception. Olivia de Lamberterie, fervente adepte de la pensée magique et ivre de vie, n'entend pas qu'on oublie l'homme rayonnant, l'ami excessif, le père aimant et le frère bourré de talent. Prendre la plume revient à le rendre vivant. À chanter le bonheur qu'il y avait à vivre auprès de lui, à lui rendre son éclat et à en finir avec la langue de bois. D'une grande sensibilité, la plume d'Olivia de Lamberterie immortalise un être lumineux, entier, un frère terriblement aimé dont elle respecte le choix. Même si cela implique de vivre amputée d'une partie de soi. Un premier roman extrêmement touchant.
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@editionsstock @oliviadelamberterie #avectoutesmessympathies
📚 R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #TOMBEAUDEMOTS  🖤 #IMMORTEL  #FRATRIE  #MELANCOLIE  #amoureuxdeslivres  #premierroman  Journaliste à Elle, magazine au sein duquel elle dirige la rubrique « Livre » et chroniqueuse littéraire pétillante dans la célèbre émission Le Masque et la Plume, Olivia de Lamberterie a ce don exceptionnel de faire aimer les livres. Alors quel plus beau cadeau aurait-elle pu faire à ce frère disparu que de lui bâtir un tombeau fait de mots ? Matériau précieux dont elle s’enivre quotidiennement. Elle qui affirme ne jamais en être rassasiée, s'en abreuver continuellement pour y puiser une certaine vérité, se voit couper l'herbe sous le pied lorsqu'elle comprend que son frère s'est suicidé. De la journaliste on a l'image d'une femme solaire et douce. C'est une autre facette qu'elle dévoile dans ce premier roman. Issue d'une famille bourgeoise, on l'imaginait privilégiée, préservée, comme évoluant dans un cadre ouaté. Et pourtant, la fatalité la rattrape ce matin du 14 octobre 2015. Ce n'est pas la première fois que le destin s'acharne sur sa famille. D'ailleurs la mort rode comme un spectre et s’abat principalement sur les hommes. Leur ôtant peu à peu l'envie de vivre. La mélancolie se diffuse insidieusement en eux, empoisonne les moments les plus heureux. Les plonge dans une atmosphère crépusculaire. La nuit finit par étendre tout à fait son emprise. Rien n'y fait, c'est un combat à armes inégales. Il est perdu d'avance. Le frère chéri, l'enfant prodige ne fait pas exception. Olivia de Lamberterie, fervente adepte de la pensée magique et ivre de vie, n'entend pas qu'on oublie l'homme rayonnant, l'ami excessif, le père aimant et le frère bourré de talent. Prendre la plume revient à le rendre vivant. À chanter le bonheur qu'il y avait à vivre auprès de lui, à lui rendre son éclat et à en finir avec la langue de bois. D'une grande sensibilité, la plume d'Olivia de Lamberterie immortalise un être lumineux, entier, un frère terriblement aimé dont elle respecte le choix. Même si cela implique de vivre amputée d'une partie de soi. Un premier roman extrêmement touchant. ◾️ @editionsstock @oliviadelamberterie #avectoutesmessympathies 
🌪 C H E F  D ‘ Œ U V R E
#CHEFDOEUVRE✨#RELIRESESCLASSIQUES #CLASSICBOOKS #AMOURIMPOSSIBLE 💔#MALEDICTION  #COUPDECOEURLITTERAIRE 
Chef d'œuvre au pouvoir de fascination diabolique et à l'attrait magnétique intact depuis sa publication en 1847, Les Hauts de Hurlevent est le seul et unique roman écrit de la main d'Emily Brontë, qui s'éteignit un an plus tard. À sa parution, le roman mâtiné d'un parfum de scandale provoqua un tollé et fut qualifié de texte sulfureux à même de froisser les bonnes mœurs de la société victorienne. L'auteure y peint avec ardeur des êtres en proie à des passions violentes, voire gouvernés par celles-ci. Et en effet, près de deux siècles plus tard, le pouvoir d'évocation du récit reste inchangé ainsi que l'aura subversive dont il est auréolé. Sous les traits d'un héros au charme ensorceleur, pourvu d'un esprit démoniaque et à l'âme aussi noire que du charbon, une malédiction vient frapper chacun des membres d'une famille. Heathcliff est un enfant lorsqu'il est accueilli à Hurlevent par le maître. Oiseau de mauvaise augure, son arrivée sonne le glas de la paix dans le foyer. Tel un serpent, il distille son venin. Les mauvais traitements dont il fait l'objet aiguise sa soif de vengeance. Incapable de tempérer ses sentiments et animé d'un amour ardent, il jette son dévolu sur la fille de son protecteur. Faute de pouvoir sceller cette union, chacun se consumera, prisonnier d'un amour impossible qui brûle entre deux êtres chez qui l'orgueil prend systématiquement le pas sur toutes les émotions. Les Hauts de Hurlevent est une œuvre intemporelle. Emily Brontë nous raconte l'histoire cruelle d'une passion amoureuse destructrice qui emporte tout sur son passage. D'êtres frappés par le mauvais sort. Une force mystique, quasi fantastique émane de la figure de Heathcliff dont le pouvoir de nuisance semble infini. Les descriptions des landes anglaises brumeuses frappées par des vents violents sont sublimes. La plume de l'auteure rend compte avec une justesse rare du feu intérieur qui embrase des êtres tourmentés jusqu'à les consumer tout entier.
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@folio_livres #folioclassique #leshautsdehurlevent #emilybronte
🌪 C H E F D ‘ Œ U V R E #CHEFDOEUVRE ✨#RELIRESESCLASSIQUES  #CLASSICBOOKS  #AMOURIMPOSSIBLE  💔#MALEDICTION  #COUPDECOEURLITTERAIRE  Chef d'œuvre au pouvoir de fascination diabolique et à l'attrait magnétique intact depuis sa publication en 1847, Les Hauts de Hurlevent est le seul et unique roman écrit de la main d'Emily Brontë, qui s'éteignit un an plus tard. À sa parution, le roman mâtiné d'un parfum de scandale provoqua un tollé et fut qualifié de texte sulfureux à même de froisser les bonnes mœurs de la société victorienne. L'auteure y peint avec ardeur des êtres en proie à des passions violentes, voire gouvernés par celles-ci. Et en effet, près de deux siècles plus tard, le pouvoir d'évocation du récit reste inchangé ainsi que l'aura subversive dont il est auréolé. Sous les traits d'un héros au charme ensorceleur, pourvu d'un esprit démoniaque et à l'âme aussi noire que du charbon, une malédiction vient frapper chacun des membres d'une famille. Heathcliff est un enfant lorsqu'il est accueilli à Hurlevent par le maître. Oiseau de mauvaise augure, son arrivée sonne le glas de la paix dans le foyer. Tel un serpent, il distille son venin. Les mauvais traitements dont il fait l'objet aiguise sa soif de vengeance. Incapable de tempérer ses sentiments et animé d'un amour ardent, il jette son dévolu sur la fille de son protecteur. Faute de pouvoir sceller cette union, chacun se consumera, prisonnier d'un amour impossible qui brûle entre deux êtres chez qui l'orgueil prend systématiquement le pas sur toutes les émotions. Les Hauts de Hurlevent est une œuvre intemporelle. Emily Brontë nous raconte l'histoire cruelle d'une passion amoureuse destructrice qui emporte tout sur son passage. D'êtres frappés par le mauvais sort. Une force mystique, quasi fantastique émane de la figure de Heathcliff dont le pouvoir de nuisance semble infini. Les descriptions des landes anglaises brumeuses frappées par des vents violents sont sublimes. La plume de l'auteure rend compte avec une justesse rare du feu intérieur qui embrase des êtres tourmentés jusqu'à les consumer tout entier. ◾️ @folio_livres #folioclassique  #leshautsdehurlevent  #emilybronte 
⛪️ R E N T R É E  L I T T É R A I R E
#RL2018 #ORPHELINE #BONNESSOEURS 🙏 #COUVENT #BROOKLYN 🌉
Alice McDermott signe un roman envoûtant tant par la justesse de sa plume que par la beauté brute des personnages. Bercé par la musicalité des mots choisis, le lecteur se laisse envelopper. L'harmonie se créée naturellement. Alice McDermott est une conteuse de talent, qui parvient à faire du destin d'une jeune orpheline élevée dans un couvent au cœur de Brooklyn, un roman tendre et délicat dans lequel on se glisse avec délectation. Lecture molletonneuse qui a la saveur des histoires d'un autre temps. Le rythme est lent, l'intrigue restant au second plan. Puisque l'essentiel réside dans la chaleur humaine mâtinée de bienveillance qui inonde le roman. Sally n'est pas encore née lorsque son père disparaît. La mère et la fille sont recueillies par des religieuses officiant à Brooklyn. Sally grandit dans ce décor au charme suranné. D'un naturel malicieux, elle égaye le quotidien de soeur Illuminatta par ses imitations et fait la fierté de sa mère. Véritable source de lumière, elle illumine par sa seule présence la pièce sombre et taciturne dans laquelle les deux femmes lavent, cousent et reprisent chaque jour des vêtements usés destinés aux plus démunis. Dès lors, sa vocation étonne. Elle qui consent difficilement à vivre dans l'abnégation. Si son apprentissage auprès des bonnes sœurs lui enjoint de faire preuve de clémence dans ses jugements et de tempérance dans ses actions, son tempérament lui donne du fil à retordre. Alice McDermott entrelace le destin d'une jeune orpheline au caractère impétueux à celui de religieuses têtues qui n'hésitent pas à faire preuve de fermeté dans l'exercice de leur mission. Aussi tranchantes qu'attachantes, elles quadrillent Brooklyn en vue de soulager ses habitants. Sillonnant les rues, questionnant les jeunes mères sur la bonne conduite de leur époux, tour à tour bienveillantes ou menaçantes. Elles sont les petites mains d'un quartier où chacun n'a d'autre choix que de composer avec les cartes qu'il a entre les mains.
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@edlatableronde #alicemcdermott #laneuviemeheure
⛪️ R E N T R É E L I T T É R A I R E #RL2018  #ORPHELINE  #BONNESSOEURS  🙏 #COUVENT  #BROOKLYN  🌉 Alice McDermott signe un roman envoûtant tant par la justesse de sa plume que par la beauté brute des personnages. Bercé par la musicalité des mots choisis, le lecteur se laisse envelopper. L'harmonie se créée naturellement. Alice McDermott est une conteuse de talent, qui parvient à faire du destin d'une jeune orpheline élevée dans un couvent au cœur de Brooklyn, un roman tendre et délicat dans lequel on se glisse avec délectation. Lecture molletonneuse qui a la saveur des histoires d'un autre temps. Le rythme est lent, l'intrigue restant au second plan. Puisque l'essentiel réside dans la chaleur humaine mâtinée de bienveillance qui inonde le roman. Sally n'est pas encore née lorsque son père disparaît. La mère et la fille sont recueillies par des religieuses officiant à Brooklyn. Sally grandit dans ce décor au charme suranné. D'un naturel malicieux, elle égaye le quotidien de soeur Illuminatta par ses imitations et fait la fierté de sa mère. Véritable source de lumière, elle illumine par sa seule présence la pièce sombre et taciturne dans laquelle les deux femmes lavent, cousent et reprisent chaque jour des vêtements usés destinés aux plus démunis. Dès lors, sa vocation étonne. Elle qui consent difficilement à vivre dans l'abnégation. Si son apprentissage auprès des bonnes sœurs lui enjoint de faire preuve de clémence dans ses jugements et de tempérance dans ses actions, son tempérament lui donne du fil à retordre. Alice McDermott entrelace le destin d'une jeune orpheline au caractère impétueux à celui de religieuses têtues qui n'hésitent pas à faire preuve de fermeté dans l'exercice de leur mission. Aussi tranchantes qu'attachantes, elles quadrillent Brooklyn en vue de soulager ses habitants. Sillonnant les rues, questionnant les jeunes mères sur la bonne conduite de leur époux, tour à tour bienveillantes ou menaçantes. Elles sont les petites mains d'un quartier où chacun n'a d'autre choix que de composer avec les cartes qu'il a entre les mains. ◾️ @edlatableronde #alicemcdermott  #laneuviemeheure